Coup d’Etat au Burkina Faso/ Le lieutenant-colonel, Paul-Henri Sandaogo Damiba renverse Roch Christian Kaboré et prend le pouvoir

Demoye Kouassi/afriquematin.net

Selon plusieurs sources dont la radio française RFI, le président du Faso Roch Kaboré serait arrêté et détenu dans un camp militaire.

C’était en effet un coup d’Etat militaire qui avait commencé au Burkina Faso le samedi 22 janvier 2022. Des tirs nourris et automatiques pouvaient être entendus dans diverses casernes militaires. Les autorités ont d’abord minimisé les événements et le ministre de la communication interrogé par France 24 parlait de négociations en cours. Un couvre-feu a même été décrété par le président Roch. Bien que la journée semblait calme, la soirée a été chaude sur le coup de 23h ce dimanche. Selon nos informations des hommes armés dirigés par le Lieutenant-Colonel, Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, ont mis la main sur l’ancien président Roch Kaboré. L’ancien chef d’Etat du pays des hommes intègres serait détenu dans un camp militaire.

Qui est Paul-Henri Sandaogo DAMIBA ?

Le nouvel homme fort du Burkina est un lieutenant-colonel, Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, auteur d’un livre intitulé : « Armées ouest-africaines et terrorisme : réponses incertaines ? » publié aux éditions des trois colonnes. Un ouvrage prémonitoire ? En tout état de cause, l’armée burkinabè vient d’avoir une réponse ferme en évinçant le président du Faso en moins de 24 heures. Selon la dernière de couverture de cet ouvrage, Paul-Henri Sandaogo DAMIBA est officier supérieur d’infanterie dans les Forces armées burkinabè. Diplômé de l’école militaire de Paris, il est titulaire d’un master 2 en sciences criminelles du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) de Paris.

Roch Marc Christian Kaboré était au pouvoir au Burkina Faso depuis le 29 décembre 2015. Le nouvel homme fort du Burkina devrait prendre la parole dans la journée de ce lundi 24 janvier.

Il faut rappeler qu’après le colonel Mamadi Doumbouya en Guinée et Assimi Goïta au Mali, le Burkina Faso devient le troisième pays d’Afrique de l’Ouest à subir un coup d’Etat militaire en moins de 6 mois.