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Côte d’Ivoire / Aboudramane Sangaré et le FPI rendent hommage à Antoinette Meho dite « Maman Gbagbo ».

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Par Célikpa Djeckou De Sylva – Afrique Matin.Net 

C’est une forte délégation du Front Populaire Ivoirien, conduite par Aboudramane Sangaré, président intérimaire, du Fpi, qui s’est rendue ce samedi 13 mai, au domicile de Mme Antoinette Rouissa Meho dite, « Maman Gbagbo ». Il est 10 h heures 15 minutes, quand la délégation s’installe au foyer des jeunes du sous quartier Gotham de Yopougon-Selmer, où depuis 6 heures, hommes, femmes et enfants, militants comme sympathisants, amis et frères manifestaient déjà leur joie pour la libération à travers chants et danses.  Mme Antoinette Rouissa Meho, 60 ans, a bénéficié d’une mise en liberté provisoire ordonnée par la chambre d’accusation de la Cour d’appel, avait affirmé son avocat, Me Toussaint Dako.

Selon Sokouri Bohui, porte-parole du FPI, c’est pour apporter leur soutien et féliciter Maman Gbagbo pour son courage que le bureau du Front Populaire Ivoirien s’est déplacé en grand nombre avec à sa tête, le Président Aboudramane Sangaré.

Revenant sur les circonstances de son arrestation et de son incarcération, elle dira que c’est le 10 août 2016 qu’elle a été arrêtée à son domicile alors qu’elle revenait la veille des funérailles : « J’ai vu neuf personnes faire irruption dans notre maison. Ils se réclamaient de la direction de la sureté du territoire (Dst). Après des tirs de sommation et la bastonnade de mes enfants et de mon époux qui s’opposaient à mon arrestation, je suis conduite manu militari dans un de leur véhicule.

Puis après 6 jours d’interrogatoire musclé avec humiliation, c’est le 16 août 2016 que j’ai été transférée à la Maison d’Arrêt de Correction d’Abidjan (Maca), pour atteinte à la sureté de l’Etat », a-t-elle révélé. Selon elle, neuf mois passée sans jugement, elle sera informée par Me Dadjé Rodrigue, avocat de Mme Gbagbo, de sa libération le 4 mai dernier. Et de poursuivre. « Le Président Laurent Gbagbo nous a enseigné la lutte pour la démocratie et la liberté. Je suis plus déterminée à faire plus, pour le Front Populaire ivoirien pour que la justice soit rendue à Madame Gbagbo, à son époux et à tous les prisonniers politiques mais aussi pour le génocide wêh » dira-t-elle avec détermination.

Pour Aboudramane Sangaré, il y a eu des pleurs, des mauvaises nouvelles, mais aujourd’hui la joie de la liberté, dira-t-il. Il a rendu hommage à dame Mého pour son courage et sa détermination et a remercié tous ceux qui ont soutenu et continuent de soutenir les prisonniers politiques et leurs familles respectives, avec à leur tête, le Président Laurent Gbagbo.

«Tant que le peuple de Côte d’Ivoire continuera de s’identifier au président Gbagbo, le FPI vivra ! Merci à madame Meho. Depuis près de dix mois qu’elle est incarcérée, nous sommes heureux que Mme Meho,  inculpée d’atteinte à la sûreté de l’État, vol d’armes et de munitions, participation à une bande armée et détenue sans jugement, soit libérée », s’est réjoui le président intérimaire, avant de dire aux militants du Fpi, que  le jour se lèvera bientôt pour la démocratie et la liberté en Côte d’Ivoire.

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