Activités socio-économiques/Des femmes invitées à contribuer à leur épanouissement

Par Iris Fabiola Yaëlle/afriquematin.net

Le comité du « Prix national de l’autonomisation de la femme » (PRINAF) dirigé par Mme Assiépo Laure, a organisé une rencontre sur le thème : « Cap sur l’autonomisation de la Femme pour une Côte d’Ivoire émergente ». C’était mercredi 13 octobre 2021, à la salle polyvalente de Vridi- cité dans la commune de Port-Bouët.

Cette rencontre s’inscrit dans la vision que celle du président Alassane Ouattara, qui est de faire de la femme une actrice clé du développement du pays.

Les conférenciers ont apporté des solutions aux femmes dans le but de les encourager à persévérer.

Mme Sylvie Fofana, conseillère au Ministère de la Réconciliation nationale a, d’entrée, salué cette initiative. Poursuivant, elle a mis en lumière les difficultés qui l’ont amené à se retrouver sur les bords de la Seine.  « En 1992, j’étais enceinte de ma fille, mon époux a perdu son emploi et c’était difficile de faire bouillir la marmite. Nous avions même du mal à payer le loyer. J’ai alors pris la décision d’aller en France, chez mon oncle. Etant chez lui, je m’occupais du petit ménage et quatre mois plus tard, J’ai ’accouché. Ensuite, j’ai reçu ma carte de séjour et j’ai décroché un boulot de nounou que j’ai exercé pendant plus d’une quinzaine d’années », a expliqué Sylvie Fofana.

Venues d’Abidjan et des banlieues, ces femmes, pour la plupart membres de coopératives et opératrices économiques ont salué le parcours socio-professionnel des conférenciers.

Avec du recul, la conseillère elle a constaté un vide juridique autour du métier qui, en principe, devrait être discuté sur la table de l’assemblée nationale pour protéger ces femmes de ménage. Face à cette réalité, Sylvie Fofana a décidé de mettre en place en 2009, l’association des nounous de France pour défendre le droit de ces dernières. Dans ce dynamisme, elle a donné de la voix en créant en 2012, un syndicat pour défendre le droit des nounous. « Ce combat noble que j’ai mené pour défendre le droit des nounous durant cette décennie a été reconnu par la ministre française des Droit des Femmes, d’alors, Najat Vallaud-Belkacem», a-t-elle fait savoir.

En reconnaissance pour son entregent, et surtout pour avoir su s’imposer à valoriser le métier de nounous, Sylvie Fofana a été, sur proposition de Najat Vallaud-Belkacem, élevée en 2016, au grade de Chevalier dans l’Ordre du Mérite français à la Bourse du Travail à Paris par la Présidente du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, d’alors Danielle Bousquet, au nom du président Français, François Hollande. Elle a été également élevée au grade d’Officier dans l’Ordre du mérite ivoirien par la Grande Chancelière Dagri Diabaté à l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Paris de la même année.

Soucieuse des difficultés qu’elle rencontre, Mme Sylvie Fofana a fait parler son cœur en apportant son soutien à Mme Kakou Ekoua Monique avec une somme de 100.000fCFA remise par Mme Laure Assiépo afin dereprendre ses activités tombées en faillite.
Des lauréates des deux premières éditions.

L’histoire du second invité Richlaine Loukou, Responsable du Département marketing dans une structure de financement et de réalisation de projets de la place est aussi déconcertante que celle de Sylvie Fofana. « Nous parlons aujourd’hui de la femme vaillante et on parle d’entreprenariat, mais tout cela débouche sur l’avenir de l’humanité. Les enfants qui naissent aujourd’hui, la première éducation qui est donnée vient de leur maman. J’ai vécu des difficultés d’ordre familial à l’âge de quatre (4) ans, vivant avec ma mère après le décès de mon père il fallait que ma génitrice s’occupe de moi. C’est ainsi qu’elle s’est mise dans les petites activités, notamment la vente de poisson à la vapeur au quartier N’gattakro (Bouaké). Afin d’être vaillante, elle s’est inscrite en cours du soir pour savoir se défendre », a-t-elle souligné. Avant de parler de la crise ivoirienne survenue en 1999. « Ma mère ayant, évidemment tout perdu s’est retrouvée à Abidjan et malgré ce coup dur, elle n’a pas baissé les bras jusqu’elle retrouve le sourire», a-t-elle ajouté.

Opératrices économiques et femmes exerçant des activités intermédiaires ont écouté attentivement les conférenciers qui leur ont indiqué la voie de la réussites

Venues d’Abidjan et des banlieues, ces femmes, pour la plupart membres de coopératives et opératrices économiques ont salué le parcours socio-professionnel des conférenciers. « Tout le monde peut entreprendre, et pour arriver, il faut y mettre de la rigueur, et aussi aimer ce qu’on fait », ont-ils conseillé.

Faut-il souligner qu’en guise de soutien, Mme Sylvie Fofana, a octroyé la somme de cent (100.000) mille CFA à titre personnel à Mme Kakou Ekoua Monique en vue de reprendre ses activités économiques qui étaient en faillites.

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