Accès à l’eau potable/ Des obstacles à franchir pour se procurer de cette denrée
Par Haidmond Kaunan/afriquematin.net
L’accès à l’eau potable est un véritable parcours de combattant, tant en zone rurale qu’en zone urbaine. Au point qu’on a l’impression que la préoccupation des pays ruraux se résume aux difficultés d’accès à l’eau potable, source de vie. Le communiqué du conseil des ministres de ce mercredi 3 Mai stipule que 29 milliards de francs CFA seront consacrés à l’accès à l’eau potable dans huit(8) régions du pays. Le besoin est si fort que les populations concernées par ce besoin peuvent considérer que l’information demeure un rêve. Elles attendent de voir ce rêve se concrétiser pour crier Ouf de soulagement.
Comment se procurer de cette denrée qui devient rare dans plusieurs contrées du pays? C’est la question quotidienne et lancinante que se posent les populations féminines de nombreux villages de la Côte d’Ivoire, des certaines villes du pays et même des communes de la capitale économique, Abidjan comme les sous-quartiers Abobo-Akéikoi et Deux Plateaux Agban, Deux Plateaux Tchagba, les Oliviers, dans les communes d’Abobo et Cocody etc. Où les tuyaux réservés à la fourniture de l’eau ne sont plus fonctionnels. Puisqu’on a oublié le dernier jour où l’eau de la Sodeci y avait jailli. Et plus grave, ces habitants qui sont des propriétaires de compteurs d’eau passent le clair de leur temps à réclamer de l’eau. Malheureusement leurs lamentations ne trouvent toujours pas de suite, mais malgré ces désagréments ils reçoivent des quittances.
Dans les zones rurales de l’Ouest, du Sud, du Nord et du Centre de la Côte d’Ivoire l’eau continue de constituer un luxe pour les populations. Les femmes fonctionnaires, ménagères à Ouellé, dans les régions de l’Iffou, à Diabo, région du Gbêkê, du grand-Nord… consacrent une partie de leur journée à la recherche de l’eau pour l’usage quotidien de la famille. Un véritable parcours du combattant, pourrait-on le dire.
En effet les femmes, en attendant de bénéficier de l’eau potable se lèvent au lever du jour, empruntent des pistes des marigots, des puits. Chacune d’entre elles lutte pour être la première à être servie. Ne ce serait-ce que pour remplir un seau ou une bassine. Vivement que cette décision issue de ce communiqué de ce conseil des ministres se manifeste positivement pour le bonheur des populations qui vivent de véritables cauchemars qui doivent prendre fin.