Crise à la chefferie d’Abatta/Le sénateur Agbahi Félicien s’engage à faire triompher la vérité

Le samedi 20 avril 2024, le sénateur Agbahi Félicien, accompagné du député-maire de Bingerville, Issouf Doumbia, s’est rendu dans le village d’Abatta afin de s’enquérir de la situation concernant la chefferie, notamment entre le chef légitime Djomo Philippe, actuellement en fonction, et Monsieur Abito. Le sénateur a rassuré les villageois de son engagement à faire triompher la vérité.

Au cours de cette visite, les autorités villageoises dirigées par le chef Djomo Philippe ont accueilli le sénateur avec joie. Ils ont exposé la situation du village, en particulier en ce qui concerne la chefferie. Maître Lath, avocat du village, a informé le sénateur des irrégularités procédurales ayant entraîné le désordre et les conflits dans le village.

Maître Lath, Avocat du village d’Abatta

Concernant la désignation du chef selon la tradition Atchan, Maître Lath a expliqué : « Dans la désignation du chef à Abatta, la première étape a été respectée. Sur les 4 catégories « les Djéhou » et les « Dogba » n’ont pas fait de proposition, ce sont les générations « Agban » et « Assoukrou » qui ont fait des propositions. Il y a eu 4 noms qui ont été proposés, ces 4 noms devraient être communiqués par le porte-parole des « Tchagba » à la chefferie de la génération « Dougbô », ce qui n’a pas été fait. Les partisans de monsieur Abito ont contourné la procédure pour communiquer deux noms, dont celui de monsieur Abito, à la génération « Gnandô ». Ce n’est pas la procédure ! Les « Gnandô » n’ont pas reçu compétence en la matière pour choisir le chef, ce sont les « Dougbô ». Lorsque les « Gnandô » ont entériné, ont choisi de marcher dans cette combine, ils ont naturellement choisi Monsieur Abito et il s’en est suivi des conflits dans le village »

Poursuivant, il a ajouté : « Lorsque le préfet Tobi Vincent en a été informé, il a proposé de reprendre la procédure… Lorsque cela a été fait, nous avions donc quatre noms : deux proposés par les ‘Agban’ et deux par les ‘Assoukrou’. Ces quatre noms ont été transmis à la génération sortante, qui a choisi Monsieur Djomo comme chef du village d’Abatta. Depuis cette décision, les autres étapes de la procédure, telles que la libation, ont été suivies, et Monsieur Djomo exerce le pouvoir effectif depuis ce jour à Abatta. »

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Concernant le règlement du conflit par les autorités administratives, Maître Lath a expliqué qu’un arrêté avait été délivré à Monsieur Abito comme chef du village sur la base d’un rapport tronqué après la consultation villageoise. Il demande l’annulation de cet arrêté afin de rétablir la vérité. Selon lui, lors de la consultation villageoise, la quasi-totalité des villageois se sont prononcés en faveur de Monsieur Djomo comme chef du village. « Ce jour-là, le sous-préfet a constaté de visu que le cœur du village battait pour Monsieur Djomo… Son rôle se limitait à constater les faits, mais malgré ce qu’il a observé, il a rédigé un rapport erroné qui ne reflète pas la réalité. C’est ce rapport qui a servi de fondement à l’arrêté désignant Monsieur Abito comme chef. C’est pourquoi Monsieur Djomo m’a mandaté pour demander l’annulation de cet arrêté. »

Quant au sénateur Agbahi Félicien, il a déclaré que l’affaire était en cours devant la justice et a encouragé chacun à la sérénité, promettant de travailler à rétablir la vérité pour ramener la paix dans le village. « L’affaire est entre les mains de la justice, je ne peux pas commenter pour le moment. Mon objectif est que les gens parviennent à un accord et qu’il y ait la paix. Mon rôle est d’écouter et d’assister les membres de la communauté. Nous travaillerons pour que la vérité triomphe » a-t-il déclaré.