CAN/ Après le sacre des Eléphants, Faé Emerse nage en plein rêve

Les lampions se sont éteints hier dimanche 11 février sur le stade Olympique d’Ebimpé avec le sacre des Eléphants de Côte d ‘Ivoire pour la troisième fois. Les Ivoiriens ont eu le dessus en battant les Super Eagles du Nigeria par le score de 2 à 1. Le sélectionneur Faé Emerse qui nage en plein rêve revient sur ce sacre.

  Vous êtes peut-être le champion le plus express de l’histoire de la Coupe d’Afrique des nations. Quelle histoire incroyable ?

Oui, c’est vrai, on peut dire ça comme ça, -. Bon, ça fait quand même un an et demi que je suis dans le groupe, que je vis avec le groupe, même si je n’étais pas entraîneur principal. Et un petit mot aussi pour le staff qui est parti en cours de compétition, c’est aussi leur victoire. On avait fait un super travail avant. Ça nous a permis aujourd’hui de gagner cette compétition chez nous et c’est ce qu’on voulait.

Comment et où s’est fait le déclic durant votre préparatif pour accéder à ce parcours ? Est votre visite à la basilique de Yamoussoukro ?

Faé Emerse savoure la victoire avec le couple présidentiel et les joueurs.

Il y a de ça. Après, quand vous êtes quasiment mort parce que votre qualification ne dépend plus de vous et que vous ressuscitez parce qu’on vous donne une deuxième chance. Sincèrement, le déclic, il se fait là parce que vous vous dites : « Attends, on était au bord du précipice, on nous a repêchés, on n’a pas le droit de ne pas montrer un bon visage de notre équipe devant nos supporters. » Donc, ouais, le déclic, il a été surtout là. Après, il y a plein de petits trucs qui sont venus s’ajouter.

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Comment avez-vous transfiguré l’environnement de vos joueurs ? Ce n’est peut-être pas que vous, mais en tout cas, on sent cette connexion, cette fusion, ils se sont tous surpassés pour vous.

Non, parce que moi je leur ai fait comprendre qu’on était vingt-sept (27) joueurs, et même si je ne les titularise pas tous, parce que je ne peux qu’en titulariser que onze, tout le groupe est important, tous les joueurs sont importants et j’ai… On a accentué notre discours sur ça, avec le staff.

 Donc, on a essayé de concerter tout le monde, de laisser tout le monde dans le coup, et ils ont tout de suite adhéré au projet. Après, le fait que, contre le Sénégal, on gagne grâce à l’entrée de Franck Kessié, fait en sorte que le discours, il passe beaucoup plus facilement. Donc, oui, le discours, il a été celui-ci, on a essayé de concerner tout le monde, de remobiliser tout le monde, de donner la chance à tout le monde, et tout le monde a adhéré.

On n’arrive pas à sortir un joueur tellement il y a eu d’histoires dans cette équipe. Il y a deux revenants aujourd’hui, Simon Adingra et Sébastien Haller, qui étaient blessés avant le début de la compétition, qui sont décisifs, il y a des champions d’Afrique 2015, Serge Aurier et Max-Alain Gradel, qui sont là. Il y a un mix incroyable dans cette équipe.

Oui, il y a un mix incroyable entre la jeunesse, entre les joueurs d’expérience. De toute façon pour gagner une CAN à la maison, avec toute la pression qu’il y a autour, il te faut de la jeunesse parce qu’il faut ramener la fougue, mais il te faut aussi beaucoup d’expérience. Je tiens à souligner le travail important de Mika Seri [Jean-Michaël Seri], de Max Gradel, de Serge Aurier, de Willy Boly.

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Ils ont été énorme dans la gestion du groupe, ils nous ont aidés, nous, le staff à garder tout le monde concerné. Parfois, des discours, avec eux, ils passaient plus facilement parce qu’entre joueurs, c’est parfois plus facile. Donc, franchement, il faut vraiment saluer le travail de nos anciens et féliciter ces jeunes. Il y a Yahia Fofana, il y a Adingra, il y a Oumar Diakité, il y a Karim Konaté. Même ceux qui ont peu joué, ils ont apporté une fraîcheur à ce groupe qui a fait que, voilà, l’osmose a fait qu’on a pu soulever la coupe.

Une dernière question, A titre personnel, l’on peut dire que vous avez arrêté votre carrière pour une vie de joueur et d’entraîneur ?

En tant qu’entraineur, oui, parce que c’est mon premier titre en tant qu’entraîneur, et celui-ci c’est énorme. Donc, oui, même en tant que joueur, c’est vrai que je n’ai pas gagné beaucoup de titres dans ma carrière, j’ai perdu beaucoup de finales et là, le fait, pour ma première finale en tant qu’entraineur, de la gagner à domicile, c’est énorme. Et à titre d’information, nous allons fêter cette victoire en famille déjà, se reposer quand même un peu parce que ça a été éprouvant.

Source: rfi.fr avec rfi.fr