Economie / Kouakou Antoinette (présidente de l’ONG Agriculture Rurale (Agrirurale) et la Société Coopérative simplifiée Kohuessou) : « Si l’Etat ivoirien et la première dame aussi nous apporte un soutien, ce sera idéal pour les femmes »

Par MK

La Présidente de l’ONG Agriculture Rurale (Agrirurale) et la Société Coopérative simplifiée Kohuessou, Madame Kouakou Antoinette Rosemonde, nous a accordé une interview où elle évoque ses réalités et projets.

Comment est née l’idée de création de l’ONG Agrirural et la Coopérative Kohuessou?

Apres avoir servi dans l’administration publique, je m’intéressais au secteur de l’agriculture.  J’étais à Divo précisément à Zérédoukou. Je voyais les femmes acheter les produits vivriers à vil prix pendant que les paysannes soufraient au champ. Alors en 2003, j’ai décidé de créer une ONG ‘’Agrirural’’ dans le but d’aider ses braves femmes à mieux commercialiser leurs produits. Ensuite en 2021 à Tiébissou, j’ai créé la Coopérative Kohuessou des femmes de Tiébissou. L’objectif de ces organisations, c’est pour l’autonomisation de la femme.

Mme Kouakou Antoinette (présidente de l’ONG Agriculture Rurale (Agrirurale) et la Société Coopérative simplifiée Kohuessou)

Quelles sont les activités de vos deux organisations ?

L’ONG Agrirural est orientée vers la recherche de partenariats, la recherche de financement, la sensibilisation à la paix. Et la coopérative, elle est axée sur des activités génératrices de revenus. Avec la coopérative, nous avons un champ de 04 hectares. Sur place, nous cultivons la tomate et le manioc que nous transformons en Attiéké.

Vous avez des clients partout?

Oui, nous travaillons avec des restauratrices qui viennent acheter nos produits. Des particuliers  viennent aussi. Même si c’est difficile, le marché est rentable.

Avec la coopérative, comment est-ce que vous fonctionnez ?

Pour la coopérative, il y a 65 membres constitués de femmes et d’hommes. La coopérative est représentée dans tout le département notamment dans les villages. Nous avons un compte bancaire avec un comité de gestion qui travail en symbiose.

LIRE AUSSI :   Fraude sur l'électricité et l'eau /Plusieurs délinquants mis aux arrêts

On constate votre dynamisme. Qu’est ce qui fait votre force ?

Notre force, c’est la mobilisation,  l’union dans le respect mutuel. Aujourd’hui grâce à notre entente, nous recevons de l’aide en termes de matériels agricoles, d’espaces cultivables et autres. Récemment le maire de Tiébissou, Ndri Koffi Germain nous a donné un terrain ainsi qu’un magasin dans le nouveau marché. Nous recevons aussi des formations avec les organisations comme le conseil régional du Bélier et l’ONU-FEMME, sans oublier les dons en natures de la part de la première dame. C’est l’occasion de leurs dires merci !

C’est clair que vous avez des difficultés. Expliquez-nous !

Bien-sûr ! Et cela freine un peu notre élan. Nous ne recevons pas vraiment de subvention de l’Etat. On n’a pas de structures d’aide financières pour nous accompagner et valoriser notre production. C’est compliqué. Quand vous voyez grand, il faut avoir le matériel. On en a vraiment besoin pour élargir notre activité et réaliser nos projets.

Justement quels sont vos projets et perspectives ?

Nous voulons agrandir la coopérative à travers la diversification des productions vers la tomate, les pigments et pourquoi pas le riz. Notre souhait est de transformer notre production sur place et avoir nos propres moyens de transport pour le convoyage des produits vers nos clients. Tout cela permettra d’accroitre nos revenus.

Un cri de cœur à lancer en guise de mot de fin !

Oui, c’est d’inviter mes collaboratrices à l’union et au courage. Rien ne s’obtient facilement. Nous remercions les donateurs et sollicitons leur soutien davantage car il s’agit de l’autonomisation de la femme. Si l’Etat ivoirien et la première dame aussi nous apporte un soutien, ce sera idéal pour les femmes. Le plus difficile c’était de commencer et nous restons confiantes pour notre avenir avec la coopérative.

LIRE AUSSI :   Ouagadougou : 2 morts dans un affrontement entre Koglwéogo et bouchers à Tanghin