Tanda-Législative 2021/ Serge Vremen, candidat indépendant dénonce certaines pratiques discourtoises entretenues au sein de son parti politique

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Par Yann Dominique N’guessan/afriquematin.net avec UPL-CI

Plusieurs fois candidat sous la bannière de son parti politique le  Pdci-Rda dans la circonscription de Tanda-Amanvi-Tièdjo-Djamba dans le Gontougo, Serges Vremen s’engage cette fois- ci en solo, c’est-à-dire en candidature  indépendante pour ces élections législatives du 06 mars prochain. Quelle stratégie adopte-t-il pour conquérir des voies afin de  sortir victorieux de ce scrutin. Il donne ici quelques motivations relatives à sa candidature et dénonce certaines méthodes discourtoises qui sont monnaies courantes au sein de  son parti.  

 Natif de la région du Goutougo, précisément du département de Tanda, Serges Vremen est  auditeur financier de formation et marié. Leader politique incontesté dans cette région il a compéti plus d’une fois pour occuper « son fauteuil » à l’Hémicycle. Malheureusement, le facteur chance ne lui souriait pas, et cette fois-ci,  à la demande de ses parents, il s’engage à briguer ce poste.  Grand militant incontesté du Pdci-Rda, Serges Vremen a toujours répondu présent lorsque son parti le lui demande «  chaque fois que l’occasion m’est donnée de manière simple », affirme-t-il.

Serges Vremen »« je pensais être le meilleur candidat du PDCI pour ces élections »

A titre d’exemple, son parti politique avait désigné en 2016 l’inspecteur Gnamien N’Goran comme candidat aux législatives à Daoukro, dans le Iffou,  « Olivier Akoto  ayant opté pour se présenter  en  indépendant et a ramené la victoire au Pdci-Rda. Je pense qu’il ne s’agit pas de candidat choisi par le parti ou indépendant, on doit se poser plutôt la question de savoir si l’on a fait le meilleur choix », rappelle-t-il.  Serges Vremen estime qu’il a parcouru du chemin, selon lui,  et que son choix se justifie pour deux raisons fondamentales, «  la première, est que je pars à ma troisième élection aux législatives donc j’ai l’expérience nécessaire, ensuite je me retrouve face au même adversaire.   Je voudrais donc dire qu’au moment où la désignation du candidat ne suit pas les normes, il y aura toujours problème », estime-t-il.

Malgré  les conditions inadéquates relatives à ce scrutin dans lesquelles son parti l’a « plongé »,  Vremen ne compte pas  tourner le dos à sa famille  politique naturel, le Pdci-Rda. Les  atouts, il en possède, malheureusement lors de la désignation des candidatures qui devraient s’opérer au sein de son parti pour représenter sa région, sa famille politique lui porte l’estocade, « je pensais être le meilleur candidat du PDCI  pour ces élections », regrette-il.

La politique étant la seine appréciation des choses, Serges Vremen ne s’en offusque pas, car, la direction de son parti aurait dû procéder à des consultations, avant de prendre une décision qui pourrait réjouir  tout le monde,  « voyez-vous celui qui a été choisi par la direction du parti n’a aucune expérience puisqu’il n’a jamais été tête de liste à une élection ».

 En politicien averti et expérimenté, le fils de Tanda en s’engageant  dans cette voie  de candidat indépendant, il convainc qu’il part à cette élection pour gagner, « je suis toujours sur le terrain, or une élection, il faut un maximum de votants, mais je précise que je ramènerai ma victoire  à mon parti,  puisque j’y suis toujours. J’y suis et pour moi, il n’y a pas à y revenir. Je vais gagner pour dire au PDCI que nos méthodes sont en déphasages avec nos objectifs. Un parti politique doit toujours se donner les moyens de gagner. Si les méthodes du PDCI étaient bonnes, le parti ne serait pas dans l’opposition jusqu’ aujourd’hui », donne-t-il de la voix.  

De cette posture, de mauvaises langues lui collent cette épithète de nouvel enfant prodige du Rhdp, « cela me fait toujours sourire pour la simple raison que  ceux qui voulaient y aller y sont déjà. En politique, lorsque vous adoptez une position qui est différente de ce qui se pratique au sein de votre formation, du coût la suspicion commence et on vous traite de tout. -Le PDCI aurait dû aller à la présidentielle et se maintenir. En interne, j’ai toujours soutenu cette position et les évènements m’ont toujours donné raison. Pour rappel, lors de la présidentielle,  4,4 millions de personnes n’ont pas porté leur choix puisque le Président Ouattara a gagné avec 3, 5 millions voix contre 7,7 millions de d’électeurs (. ..) Il fallait donc y aller car les 4 millions de votants restant auraient pu porter leur choix sur quelqu’un. On s’est contenté de dire que nous ne reconnaissons pas les résultats des élections. Or, en ma connaissance, ce n’est pas l’opposition qui valide les résultats des élections dans un pays. Il faut qu’on soit bien clair, une fois la communauté internationale a validé ces élections, je ne sais plus comment on peut arriver à notre fin. On ne peut pas toujours rester sur les mêmes pratiques ». 

Au regard des scrutins antérieurs, le Pdci-Rda n’a  disposé que de 175 sièges à l’Hémicycle, en 1995, en  2000, son parti se retrouve avec  94 membres et en 2011 avec  77 parlementaires, « si tout le monde constate qu’on descend, alors, c’est qu’il y a un problème. Les gens font toujours une fixation sur le Président Bédié. Mais le Président Bédié n’a rien à y voir. Les méthodes ne doivent pas être personnifiées. Et quelle que soit la personne,  si nos méthodes ne changent pas,  le Pdci ne pourra pas évoluer, parce que nos méthodes ne sont plus adaptées aux réalités actuelles », analyse-t-il.

Pour  cette campagne de 2021 qui s’annonce difficile,  le candidat Serges Vremen se dit confiant, « il appartient aux parents de prendre la bonne décision pour l’avenir de nos enfants et le bien-être de notre région », fait-il appel.

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