Santé d’Ali Bongo : que réserve l’audience de ce lundi ?

Au Gabon, c’est ce lundi que la cour d’appel de Libreville examine la demande d’expertise sur la santé du président Ali Bongo introduite par un collectif composé d’opposants et de membres de la société civile, annoncent des médias.

Selon toute vraisemblance, il sera d’abord question de trancher la question de l’irrecevabilité ou non de la requête introduite il y a quelque trois mois par le collectif « Appel à agir » composé d’oppposants et de membres de la société civile afin de déterminer si Ali Bongo victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) il y a dix mois, dispose de toutes ses facultés pour diriger le Gabon.

Mais avant le début des choses sérieuses, la guerre des mots a déjà commencé sur le plan juridique. « Il n’y a même pas matière à débattre », indique Aimery Bongho Mavungu, l’un des avocats d’Ali Bongo cité par RFI. En effet, faisant référence à une décision de la Cour de cassation demandant la suspension de la procédure, la défense estime que ce n’est pas à la cour d’appel d’examiner une telle question.

Pour le collectif « Appel à agir » composé d’opposants et de membres de la société civile, auteurs de la requête, l’espoir est toujours de mise, s’en tenant à la décision de la cour d’appel. Mais va-t-on vraiment assister ce lundi 2 septembre à un « début de quelque chose », comme s’en félicitait en mi-août dernier Anges Kevin Nzigou, un membre du collectif « Appel à agir » ?

C’est en tout cas, là, toute la question. En raison de quelques contraintes et/ou pesanteurs qui entourent ce feuilleton politico-judiciaire. Il s’agit par exemple du report de l’audience du 26 août dernier « faute de quorum ».

Et bien avant, la magistrate Paulette Akolly, présidente de la cour d’appel de Libreville qui avait déclaré recevable la requête du collectif « Appel à agir » a été suspendue de ses fonctions juste à la veille de l’audience.

Ce qui, pour des observateurs, indique que cette question pourrait être abandonnée. « Quel autre juge osera à l’avenir valider une pareille requête ? Ou accepter que des médecins aillent fouiller Ali Bongo pour savoir si oui ou non, il est capable de diriger le Gabon ? » , s’interroge par exemple le site afrik.com.

africanews

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