Rareté de la pluviométrie dans le sud-ouest ivoirien/Des mauvaises récoltes à l’horizon.

Par Haidmond Kaunan afriquematin.net depuis San Pedro

Les feuilles d’ignames séchées, les pieds de maïs et riz brûlés, un soleil de plomb dans les champs, des bas-fonds hydrides assoiffés d’eau avec pour conséquence les produits maraîchers devenus non fonctionnels. C’est le résultat  de longs mois sans pluies dans le sud-ouest ivoirien. Constat qui amène les agriculteurs de cette partie de la Côte d’Ivoire à crier déjà famine.

C’est  la ville désolation totale pour ces agriculteurs qui ont été trahis par la nature. Le changement climatique a sévèrement sanctionné les vivriers qui devraient consoler les paysans face aux mauvaises récoltes cacaoyères et à la mévente des cultures pérennes. C’est que nous explique Dje Kouame André, Producteur de cultures pérennes et vivrières au Campement Charbonniers ” Cette année nous les agriculteurs, sommes doublement pénalisés. Le soleil a brûlé toutes les cultures vivrières. Même les bas-fonds ont soif. Nous n’avons plus rien sur les cacaoyers. Pire, par manque de pluie le latex coule pas. Toutes les fonds de tasses sont insignifiants ” se lamente ce planteur pour fatigue inutile.
Avec le manque de vivriers  et la mauvaise des cultures pérennes se pose l’équation  des moyens financiers pour s’acheter des vivres en ville mais surtout de la rentrée scolaire. Djiro Djiro  Producteur à Adjamene ne fait économie de ses soucis.” Nous crions déjà famine. Ne sachant pas avec quoi nous allons procurer de la nourriture à nos foyers.Si les cultures d’exportation nous donnaient de bons résultats ils pourraient compenser la nourriture. Sans oublier la traditionnelle équation de la rentrée des classes qu’on ne peut éviter.” manifeste-t-il.
Avant d’indiquer que  le paysan n’a pas de choix. Lorsqu’il sème son grain ou plante il ne fixe que la nature qui est libre de décider de son sort.

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