Pdci-Rda/Une institution historique léguée par le Père Fondateur Félix Houphouët-Boigny
Une contribution de Angeline N’Guessan*
Suite à la conférence de presse tenue la veille par Mme Valérie Yapo, Angeline N’Guessan, membre du Réseau des Cadres du Pdci-Rda, du Bureau Politique et de l’Union des Femmes du parti, a publié une tribune mesurée. Dans ce texte, elle défend la direction du Président Tidjane Thiam et appelle au respect de la discipline et des instances du parti historique.
Chers militants, chers compatriotes, membres de l’opinion nationale et internationale,
En tant que femme fidèle et engagée du Pdci-Rda, je me dois de réagir avec sérénité, mais avec fermeté, aux propos tenus par notre sœur Valérie Yapo lors de sa conférence de presse du 4 mai 2026. Le Pdci-Rda n’est pas n’importe quel parti : il est l’institution historique léguée par le Père Fondateur Félix Houphouët-Boigny et ses Compagnons. Ses Valeurs Cardinales – dialogue, unité, paix, discipline et solidarité agissante -ont guidé notre action depuis 1946. C’est sur la base de ces valeurs et idéaux que je m’exprime aujourd’hui.
Sur le diagnostic alarmiste dressé
Madame Yapo parle d’un parti « en perte de repères », « fragilisé » et en « crise de leadership ». Pourtant, sous la Direction du Président Tidjane Thiam, le Pdci-Rda vit un moment de restructuration profonde et de consolidation. Après un séminaire réussi qui a renforcé les capacités de nos cadres, nous sommes en pleine célébration de nos 80 ans, avec des activités qui mobilisent les militants à travers tout le territoire national. Le parti avance, organise ses bases, renforce sa présence et prépare sereinement l’avenir. Où est donc cette « dégradation continue » ? Il y a des débats normaux dans toute grande famille politique. Les transformer en « crise profonde » relève plus de l’interprétation personnelle que de la réalité du terrain.

Sur les méthodes et l’indiscipline répétée
Comment peut-on prétendre agir « pour le redressement » du parti tout en refusant systématiquement ses instances ? Celle qui a multiplié plusieurs actes d’indiscipline, notamment à la non-participation aux réunions statutaires, aux refus de comparaître devant le Conseil de discipline, aux assignations en justice du parti sans succès, et surtout à des déclarations répétées, offensantes contre le Président Tidjane Thiam et les dignitaires du parti sur les médias. Elle n’est souvent pas à jour de ses cotisations et ne contribue pas non plus aux cotisations exceptionnelles dans les circonstances clés où tous les militants se mobilisent pour apporter aide et assistance. La preuve en est l’épisode des aides collectées en faveur des détenus politiques où elle n’a pas réagi au message des militants.
Au lieu d’être sur le terrain aux côtés des militants de base, elle choisit les plateaux et les micros pour critiquer. Ce n’est pas ainsi que l’on honore l’héritage Houphouëtiste. Le Pdci a toujours réglé ses différends dans le dialogue et la concertation, jamais dans la confrontation publique et judiciaire.
Sur ce point, il convient de rappeler que, sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora, de nombreux militants et sympathisants désireux de formuler des propositions à la direction du parti l’ont fait. Ces contributions se sont étendues sur plusieurs semaines, au siège du parti, dans les délégations, dans l’anonymat ou en collégialité. Le comité ad-hoc institué par le Président Tidjane Thiam est toujours à l’œuvre pour finaliser les conclusions et prendre en compte toutes les propositions des militants et cadres. Valérie Yapo n’a malheureusement pas saisi cette occasion, si chère aux militants, pour faire connaître ses observations de manière constructive. Elle a préféré maintenir sa dissidence et ses sorties répétées dans la presse.
Sur le courant « Héritiers pour la Démocratie et la Légalité » (HDL)
Madame Yapo affirme qu’il ne s’agit pas d’une dissidence mais d’un courant interne, pourtant, elle a déclaré qu’elle ne s’associerait plus au Pdci-Rda tant que Tidjane Thiam en est le Président. Comment un courant interne peut-il fonctionner tout en rejetant le leadership légitimement élu ? Les statuts et le règlement intérieur du Pdci-Rda ne prévoient d’ailleurs aucun courant interne au Parti. Cela ressemble davantage à une nouvelle trouvaille pour exposer le parti aux yeux de l’opinion qu’à une initiative de redressement.
Les textes du parti sont clairs, le délégué représente le Président dans sa zone de territorialité. C’est le Président qui le nomme sur proposition du Secrétariat Exécutif, le promeut ou le relève de ses fonctions. Tronquer ces dispositions pour les besoins de sa cause n’honore ni la légalité ni la démocratie interne qu’elle invoque.
Sur le timing suspect
Pourquoi lancer ce courant précisément au moment où le parti sort d’un séminaire de restructuration et que les festivités des 80 ans battent leur plein sur l’ensemble du territoire ? À chaque fois que le parti connaît un élan positif – mobilisation, célébrations, organisation –, des initiatives similaires surgissent. Cela interroge sincèrement « agit-elle vraiment pour le bénéfice de cette formation politique ou pour semer le trouble dans l’esprit des militants et des populations ?
Un appel au retour aux sources
Chère sœur Valérie, le Pdci-Rda n’a pas besoin de courants improvisés pour survivre, mais il a besoin plutôt de discipline, d’unité et de travail sur le terrain. Nous sommes les héritiers d’une culture de paix et de dialogue. Nous résolvons nos différends en famille, autour de la table, dans le respect des statuts et des instances. Le Président Tidjane Thiam, avec l’ensemble de la Direction du Parti œuvrent jour et nuit pour redresser et moderniser notre grande maison. Le Pdci-Rda avance avec sérénité, unité et détermination. Nous invitons tous les militants épris de paix à privilégier le dialogue interne, le travail de base et la célébration de nos 80 ans dans la fraternité.
Vive le Pdci-Rda !
Vive la Côte d’Ivoire !
*Membre du Réseau des Cadres du Pdci-Rda, du Bureau Politique et de l’Union des Femmes du parti