Pasteur Kouadio –Bhegnin N’Goran: « Ma vie n’était pas en conformité avec les préceptes que prônait le Christ ».

Par Vouzo Zaba/afriquematin.net

Titulaire d’un Doctorat  en théologie, Docteur-pasteur aumônier colonel major de division, le Pasteur Kouadio-Bhegnin N’Goran  nous a livré, au travers d’une longue interview confession, un témoignage  édifiant du parcours qui l’a emmené au Christ. Depuis sa conversion, en passant par les évènements et acteurs politiques clés   de ces vingt dernières années, il relate avec détails tous les périples qui ont forgés sa foi en Jésus et la mission divine qui fonde désormais son espérance. Dans la publication de la seconde partie de  cette interview,  nous vous livrons ci-dessous, le témoignage de sa « conversion véritable au christianisme ».

« Ma conversion remonte au mois d‘avril 2002. Je le dis ainsi parce que je ne connaissais pas le seigneur Jésus, bien que baptisé à l’Eglise catholique en 1968 à Abengourou  et confirmé en 1972 à Bouaké. Depuis tout ce temps, en toute franchise, ma vie n’était pas en conformité avec les préceptes que prônait le Christ. Pour entrer à la police, parce qu’en cet instant même où je vous parle, je suis commissaire divisionnaire de police à la retraite, j’ai fais une neuvaine à Marie. Mais bien auparavant, j’envisageais la carrière d’avocat. Pour cela, je suis allé, après mon cursus universitaire, dans un cabinet d’avocat, celui de Me B. Etienne à Bouaké. Et c’est depuis ce cabinet que j’ai présenté le concours de police en 1986. Je suis de la promotion’’ Dignité ‘’(1986-1988). Je me rappelle que lorsque j’étais encore chrétien catholique, j’ai toujours eu à jeûner du mercredi des cendres au dimanche de pâques. Mais quelle vie avais-je ? J’étais certes un bon père de famille, un travailleur consciencieux, mais je ne menais pas une vie de sanctification. Et tous les dimanches, le même rituel : Mon père bénissez-moi parce que j’ai péché, etc.…Puis ce fut l’épisode du divorce d’avec la mère de mes enfants qui s’en est allée en France. Par la suite, je me suis remis avec une jeune fille que j’ai rencontrée à l’église catholique à Yamoussoukro. Au bout d’un moment, elle ne s’accommodait plus de certaines choses parce qu’elle avait, entre temps, rejoint une communauté évangélique où la rigueur était de mise. Elle m’accusait ouvertement de ne pas connaitre véritablement Dieu pendant que je lui rétorquais  que j’avais été baptisé avant elle. Je me souviens qu’elle a mainte fois insisté pour que je change de communauté. A un moment donné, j’ai commencé moi-même à me poser certaines questions sur sa ténacité à me convertir en  évangéliste. Nous étions en 1999. Tout le monde est unanime que cette année là a été une année particulièrement éprouvante pour la Côte d’Ivoire, surtout pour le commissaire de police que j’étais. A l’époque, j’étais chef du district sud qui avait sous sa coupole les commissariats de Treichville, Marcory, Koumassi et autres.  Je disais à mon amie, pour me décharger de mes devoirs spirituels, que mon travail me prenait assez de temps. Et, une fois, je me souviens qu’elle m’a dit que le jour où le seigneur va t’enlever ton travail, ce jour-là, tu trouveras certainement du temps pour lui. Je n’y aie pas accordé de crédit parce que je ne pouvais pas imaginer cela : J’avais mon emploi et en plus de cela, mes plantations. Comment  cela se pourrait-il ? L’année qui a suivie, précisément l’année 2000, ce sont les élections présidentielles qui ont porté Laurent Gbagbo au pouvoir. Son ministre de l’intérieur, Me Emile Boga Doudou et son directeur de cabinet, Désiré Tagro, étaient des personnes qui m’étaient familières. Ce dernier me consultait très souvent pour la prise de décisions importantes. Et puis un jour de février  2001, j’étais au port et sur les ondes de la Radio-police, j’apprends que j’ai été remplacé à mon poste. J’ai couru vers le ministre  Désiré Tagro pour m’enquérir de cette situation. Lorsqu’il m’a dit qu’il ne savait pas que c’était moi, j’ai été consterné sur le champ. Et cela a été le début d’une épreuve véritable qui, je ne m’en doutais pas le moins du monde, allais me conduire  à Jésus. D’ailleurs, j’ai soutenu une thèse de doctorat en théologie que j’ai dédié au président Laurent Gbagbo et aux ministres Boga Doudou et Désiré Tagro parce que grâce à eux, à cause de la difficile période que j’avais traversé suite à mon éviction à mon poste en cette période là,  j’ai connu le seigneur. La femme que je devais épouser plus tard m’a dit d’aller à l’église dénommée ‘’La Source’’, à Treichville. J’y suis allé. La dame qui était chargée de nous encadrer lors des confessions, nous a dit que le péché de la chair était de loin, celui qui était le plus mentionné. Je n’y croyais pas car de par mon expérience de policier et de ce que je savais quant aux dérives des hommes dans la société, je pensais totalement le contraire et Je n’ai pas manqué de le lui  signifié. Elle m’a alors orienté vers le saint esprit qui pourrait véritablement me conduire et m’éclairer sur ce fait. Après ma prière, que ne fut ma surprise, lorsque comme dans une vision, l’on  me montra un tableau où étaient  présentées, avec une minutie sans pareille, mes différentes  conquêtes féminines. C’était le premier miracle auquel j’ai assisté. Sans trop exagérer, je peux  dire que c’est grâce à cette expérience qui m’a transformée à l’instant même  que, comme le disent les uns et les autres, j’ai vu la LUMIÈRE ».

 

 

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