Musique/DJ Aladji, Andy90 Giga, JC Waraba/Le trio de choc qui redéfinit la musique urbaine ivoirienne

Par Ablizangoh Wakatê/afriquematin.net

Une nouvelle vague musicale déferle sur la Côte d’Ivoire, portée par des sonorités fraîches, des rythmes envoûtants et une créativité débordante. Au cœur de cette renaissance artistique, trois noms s’imposent avec une évidence fulgurante, DJ Aladji, Andy90 Giga et JC Waraba.

Étoiles montantes d’une scène urbaine en pleine mutation, ils incarnent le renouveau d’une industrie musicale ivoirienne qui ne cesse de se réinventer. Leurs points communs, une jeunesse assumée, une maîtrise technique impressionnante et surtout des sonorités qui résonnent aussi bien dans les maquis populaires que sur les plateformes de streaming internationales. Plongée dans l’univers de ces trois révélations qui font danser et vibrer toute une génération.

 Kouadio Kouassi Prince Aladji, alias DJ Aladji, s’est imposé comme le phénomène le plus rafraîchissant de la scène électronique ivoirienne. Originaire de la ville de Botro, ce prodige a commencé dans l’ombre, animant des anniversaires et des mariages avec un matériel rudimentaire. Mais c’est en 2025, que la magie opère véritablement pour lui avec deux titres phares dont « ô djamati ô dja bo » et « Bonne année ».

Sans moyens financiers importants, le jeune Aladji commence par s’exercer sur de simples ordinateurs et des logiciels de mixage gratuits. Il passe des heures à apprendre, à expérimenter et à développer son propre style. Son talent ne tarde pas à être remarqué lors de soirées de quartier et de petits événements locaux. Sa réputation grandit rapidement, et au-delà de sa carrière artistique, DJ Aladji se distingue par son engagement social. Il utilise sa notoriété pour soutenir des causes nobles, notamment en faveur de la jeunesse et de l’éducation. Il organise régulièrement des événements caritatifs et des ateliers de formation pour les jeunes talents, partageant son expérience et encourageant la nouvelle génération à poursuivre

Hugues Anderson Boua Kouakou, alias Andy 90Giga

Dans le paysage saturé de l’art numérique contemporain, émergent parfois des figures qui ne se contentent pas de suivre les tendances, mais les pulvérisent. Lui aussi, originaire de la ville de Botro, Henderson Hugues Boua Kouassi alias Andy90 Giga est de celles-là. Artiste, performeur, il incarne une génération née avec un écran tactile dans les mains, mais qui refuse les limites imposées par le cadre.

L’auteur de la chanson « Tchégunlé » fusionne les percussions traditionnelles avec des basses profondes et des cordes vocales glanées sur les réseaux sociaux.  Avec son énergie débordante, ses pas de danse inédits et son flow percutant, il s’impose comme l’un des artistes les plus prometteurs et les plus écoutés de sa génération. Andy90 Giga se distingue par son énergie communicative, son sens du show et sa capacité à créer des pas de danse fédérateurs qui traversent les frontières.

 Son style musical, résolument ancré dans la tradition du coupé-décalé, intègre également des influences modernes notamment les sonorités électroniques qui lui permettent de toucher un public très large, des puristes du genre aux jeunes générations avides de nouveauté. En 2026, Andy90 Giga est devenu un phénomène incontournable de la scène musicale ivoirienne et africaine.

Kouadio Koffi Joël, alias JC Waraba

 Dans un monde iinondé d’images lisses et de récits aseptisés, Kouadio Koffi Joël, inscrit sous le nom d’artiste, JC Waraba, l’auteur de « c’est dieu qu’on connait » qui surgit comme un cri de guerre. Artiste pluridisciplinaire, son œuvre est une archéologie du présent qui fouille les décombres de la société de consommation, de la spiritualité, les ruines des conflits oubliés et les mémoires enfouies des peuples pour en extraire une beauté brute, violente, profondément humaine et mélodieuse.  « JC Waraba », une étoile montante du Zouglou qui a su, en quelques années seulement, conquérir le cœur des mélomanes et s’imposer comme l’une des figures les plus prometteuses de sa génération.

 Kouadio Koffi Joël a grandi dans un environnement modeste, bercé par les rythmes entraînants du Zouglou, cette musique populaire née dans les années 1990 dans les campus universitaires d’Abidjan. Très tôt, le jeune Joël se passionne pour la musique et commence à écrire ses premières chansons.

C’est en 2018, alors qu’il est encore étudiant, que JC Waraba fait ses premiers pas sur la scène musicale avec un single prometteur qui attire l’attention des amateurs de Zouglou. Son style unique, mêlant des textes profonds et engagés à des mélodies dansantes et entraînantes, lui vaut rapidement une reconnaissance locale. Le surnom “Waraba”, qui signifie « lion” en langue dioula, reflète sa détermination et sa force de caractère, des qualités qui le distinguent dans un milieu musical très concurrentiel.