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Liberté et démocratie/Un journaliste assène ses vérités à Amon-Tanoh

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Message amical aux facebooker ivoiriens qui m’ont beaucoup lu au moment de l’élection présidentielle d’octobre. Ne désespérez pas de ce pays et encore moins de vous-mêmes et de votre capacité à conquérir un jour ou l’autre la liberté et la démocratie.

Ça prend du temps. Il faut de la patience et de la persévérance sans se décourager, surtout quand des pseudos candidats qui jouaient aux braves baissent leur pantalon à la première occasion, surtout quand de pseudos opposants qui prétendaient défendre l’ordre constitutionnel courent ventre à terre pour obtenir un poste ou un fauteuil de député.

La politique du ventre est la chose la mieux partagée chez les êtres humains mais fort heureusement il reste encore des hommes et des femmes dignes qui s’en tiennent à leurs principes. Bien sûr il faut refuser les paroles de rejet dans chaque camp, celui des ivoiritaires et celui des partisans du rattrapage ethnique.

Celles et ceux qui se sont rendus coupables de tels comportements ont raison aujourd’hui de s’excuser voire de se repentir. Mais de là à s’aplatir et oublier le non-respect de la loi fondamentale qui est à l’origine du mal, c’est la confirmation qu’ils ne méritent pas la confiance de leur peuple. J’avais dit ni Ouattara, ni Gbagbo, ni Bédié, ni Soro, je n’ai pas varié d’un iota. Seule une relève crédible peut redresser ce continent. Hélas, elle se fait attendre…

Par Serges Bilé

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