Konan Kouadio Siméon (KKS) : « Les successeurs du président Houphouët Boigny n’ont pas réussi à préserver la paix sociale ».

Propos recueillis Vouzo Zaba – Afriquematin.net

Le Président d’Initiative pour la Paix (IPP), Konan Kouadio Siméon dit KKS, a effectué une visite d’amitié ce mardi 05 mars 2019 à la rédaction d’Afriquematin. De la grogne actuelle des enseignants à la division au sein des ex-alliés du Rassemblement des Houphouetistes pour la Paix et la Démocratie (RHDP), les points essentiels de l’actualité en Côte d’Ivoire ont été passés au peigne et ce, avec la verve que l’on lui reconnait. Nous vous proposons ci-dessous l’appel qu’il lance à l’endroit des ivoiriens et de la classe politique avant l’intégralité de son intervention qui sera diffusée sur notre chaine youtube, Afriquematin.

« Mes chers compatriotes, nous sommes à la croisée des chemins. Notre pays, après une trentaine d’années de difficultés dont nous connaissons tous les différents épisodes, arrive encore à une élection qui n’est pas loin, c’est-à-dire en 2020. Mais là manifestement, avec le contexte que nous observons aujourd’hui, la fronde sociale, les crises institutionnelles, les divorces constatées entre les acteurs politiques, nous pouvons être objectif si nous   concluons que notre pays va mal. Je veux m’adresser à la Côte d’Ivoire mais particulièrement aux citoyens que tous nous sommes. C’est souvent que nous pensons que les acteurs politiques sont les plus légitimes à régler nos problèmes. Ayons le courage de conclure au constat que nos hommes politiques, notamment les successeurs du président Houphouët boigny, n’ont pas réussi à préserver la paix sociale si importante pour toute chose. J’estime personnellement que le moment est venu de marquer une pause, de nous retrouver entre ivoiriens et nous assoir pour faire table rase du passé. Pour régler tout ce qui nous a opposé. Cela ne peut se faire que si nous acceptons de nous retrouver. Konan Kouadio Siméon (KKS)C’est un appel au dialogue national, un appel de retrouvaille. Et pour parler comme un homme célèbre ici en Côte d’Ivoire, le moment est venu de nous assoir pour discuter et pouvoir avancer. Je pense que c’est la responsabilité citoyenne de chaque ivoirien, politique, non politique, d’y travailler. Et ma conviction profonde est que ce sont les citoyens qui devraient désormais, spécialement en ce temps précis, prendre le devant, de façon à ce que cette fois-ci, la locomotive soit la société civile et les partis politiques, les wagons. Je crois que l’Ivoirien a toujours su faire le sursaut nécessaire. Ce moment du sursaut est arrivé. Et nous pouvons le faire que dans l’amour des uns et des autres, si nous sommes prêts à pardonner les uns et les autres. Car, de vengeance en vengeance, nous ne pouvons qu’arriver à la destruction de la Cote d’Ivoire. Or aucun peuple, aucune ethnie, aussi minoritaire qu’elle soit, ne peut être poussée hors de ces 322.462 km2 que Dieu nous a donnés en partage. Nous devons faire en sorte de demeurer ensemble, dans l’amour et dans la paix. Je vous remercie et Je bénie le nom du seigneur ».

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