Filière Café-Cacao/A quand les producteurs Ivoiriens seront-ils libres ?

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Par Haidmond Kaunan/afriquematin.net

Au cours d’une rencontre avec le ministre de tutelle le jeudi 21 janvier dernier,  le premier responsable national de l’agriculture Adjoumani Kouassi a plaidé pour la suspension de la manifestation de   mécontentement des producteurs suite à leur grève illimitée, déclenchée le lundi 18 janvier.

« Non au financement clanique des OPA, non à la division des producteurs, non à la manipulation par des  mains obscures », voici, en somme, quelques préoccupations des producteurs de cacao et café de Côte d’Ivoire, face à la complication de leur situation, voire au blocus qui est observé dans cette filière qui emploie et nourrit plus d’un millier de la population.

Pour justifier cette affirmation, la majorité  pointe un doigt accusateur vers le gouvernement à travers le conseil du café et du cacao(Ccc), arguant que la structure de régulation gère de façon calamiteuse, leurs biens, vu que le Ghana voisin n’a aucune difficulté actuellement avec ses producteurs. Quand une minorité indexe les multinationales qui veulent empêcher les négociants ivoiriens qui n’exportent  que 300.000 tonnes de travailler.

De ces réactions, un constat se dégage, « des divisions et manipulations sont entretenues  par le régime », affirme une source crédible, car certains producteurs s’obligent à flirter avec les politiques pour que leurs OPA soient financées de manière exclusive ou clanique, en les manipulant  afin de tirer les ficelles dans le mauvais sens, de tirer ceux qui essaient de lever vers le bas.

On se souvient qu’en 2017 la question d’aller à l’Interprofession était d’actualité, malheureusement, le projet avait accouché d’une souris, à cause de nombreux clans.

 Le président de l’Association nationale des producteurs de café et cacao de Côte d’Ivoire(Anaproci), Kanga Koffi note  que « ce désordre est entretenu par une  volonté politique pour ne pas que la filière soit remise aux producteurs. C’est depuis 2011 qu’on nous avait fait la promesse de nous donner la filière cinq ans plus tard », rappelle-t-il.

Au vu de ce qui précède, le gouvernement ivoirien va-t-il sincèrement libérer la filière café-cacao et les producteurs?

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