Education nationale / Nouvelle grève des Enseignants : ce qu’il faut craindre

Par Haidmond Kaunan- Afriquematin.net

(Vendredi 10 mai 2019) – Après deux mois de grève en début d’année 2019 et un mois de suspension suite aux négociations avec le gouvernement, les Enseignants reprennent la grève la semaine prochaine. 

Les syndicats des Enseignants-chercheurs du Supérieur et la Coalition des syndicats du secteur éducation-formation (COSEFCI) ont décidé de lancer des mots d’ordre de grève prenant effet, respectivement, les 14 mai et 20 mai. Ce nouveau bras de fer entre les fonctionnaires et l’Etat suscite des inquiétudes chez les parents d’élèves en particulier et l’opinion en général.  A quelques semaines des examens de fin d’années, élèves et parents d’élèves craignent que la non-satisfaction des revendications des grévistes ne débouche sur une éventuelle année blanche. Et cela, d’autant plus que les Enseignants n’entendent pas reprendre les cours sans avoir obtenu gain de cause.

De son côté du gouvernement semble ne pas être disposé à prendre en compte les revendications, du moins pas toutes les revendications. L’on se souvient que le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly avait en quelque sorte driblé les Enseignants dans son intervention pendant les festivités dédiées aux travailleurs le 1er mai dernier. Il avait fait savoir qu’une trêve sociale entre l’Etat et les fonctionnaires avait été signée et avait également émis l’idée d’une réforme du droit de la grève sans toutefois répondre explicitement aux revendications soulevées  par ceux-ci. Alors qu’il lui revenait, selon les comptes rendus des négociations qui ont abouties à la suspension de la grève, de valider les accords obtenus à Grand-Bassam entre les syndicats et les représentants du gouvernement.

Depuis lors, c’est le statu quo et les Enseignants qui sont déterminés à obtenir satisfaction de leurs revendications (augmentation de l’indemnité contributive au logement, la revalorisation des primes de correction, le paiement des surveillances des examens, la suppression des cours de mercredi au Primaire…) déposent la craie ce mardi 14 mai. La menace d’une année blanche plane sur l’école ivoirienne, quand on sait que les enseignants procèdent depuis le début de leur mouvement de grève à la rétention des notes.

Vivement qu’une solution définitive soit trouvée à cette crise qui secoue le système éducatif pour le bonheur des élèves, des étudiants et des parents.

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