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CPI: CPI/Leslie Varenne demande plus de « punch » à la défense de Laurent Gbagbo.

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Afrique Matin

Leslie Varenne est journaliste d’investigation, écrivaine et Directrice de l’Institut de Veille et d’Etude des Relations Internationales et Stratégiques (Iveris). C’est elle qui a éventé le complot dans « l’affaire des sept femmes » tuées à Abobo. Elle était, le 18 Mars 2017, l’une des trois invités, dans la salle de la Fédération des Clubs UNESCO dans le 12è arrondissement de Paris. Il s’agissait d’animer un colloque sur la libération de Laurent Gbagbo « en captivité à la CPI ».

Mme Varenne a, d’entrée de jeu, « déploré l’attitude attentiste des ivoiriens et des soutiens de Laurent Gbagbo ». Pour elle « la résolution 1975 a été adoptée par le conseil de sécurité de l’ONU après l’affaire des sept femmes d’Abobo. La France et l’ONU ont motivé leur ingérance par le fait qu’il fallait protéger les populations civiles contre les armes lourdes de l’armée ivoirienne, présent ées comme les forces de Laurent Gbagbo… », rappelle la journaliste. Elle a parlé de ses propres enquêtes menées en CI : les interrogations au niveau balistique, les conditions bizarres d’enlèvements des dépouilles des « sept femmes tuées » à Abobo, et le mystère sur « le commando invisible ».

Cette jeune française a regretté que « le rapport d’une quarantaine de pages sur ses enquêtes n’ait pas été exploité à des fins utiles, par la défense et les soutiens de Gbagbo ». En ce qui la concerne, la voix dissidente du juge-président Cuno Tarfusser, dans le procès de Laurent Gbagbo et de Blé Goudé, relativement au 11è refus de la liberté provisoire, « il s’agit d’un jeu de rôle pour donner l’impression que cette cour est un espace de débats contradictoires ». Mais, c’est en fait, pense-t-elle « une manipulation pour divertir… » et note que la réconciliation ne sera pas possible en CI sans la vérité.

Leslie Varenne, ne comprend, également pas, pourquoi la défense de Gbagbo prend des gants pour parler de la France (instigatrice principale de la crise postélectorale en CI avec l’ONU – NDLR) : « la défense ne doit pas rester dans les cordes d’une procédure juridique ». Ce procès étant politique, affirme-t-elle, « ce n’est pas une bonne stratégie de jouer le jeu du droit ». Elle ajoute, enfin, que Laurent Gbagbo sera blanchi mais au bout de dix ans. « Quelle sera la compensation ? », après le cinéma qui est servi à la CPI, où tous les témoins le blanchissent. Un procès où, « de faux procès verbaux, des vidéos étrangères à l’affaire sont présentées, malgré cela, le procès continue et les gens se contentent de regarder la télé, débattent ensuite des absurdités de témoignages… ». Il faut adopter d’autres stratégies, dit-elle.

Elle conclut pour dire que « Laurent Gbagbo est broyé dans une procédure qui va bientôt faire six ans… ». C’est un clin d’œil aux soutiens internationaux du Président Gbagbo, aux panafricanistes et aux ivoiriens. Et une vérité soutenue par le professeur émérite Robert Charvin, Doyen Honoraire de la Faculté de Droit et des Sciences politiques à l’Université de Nice Sophia Antipolis et consultant international et M. David Mauger de l’ONG Survie de feu François Xavier Vershave.

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