Cours mondiaux du Cacao/ Accra et Abidjan se plient aux exigences des multinationales

Par Haidmond Kaunan/afriquematin.net

(Lundi 22 juillet 2019)- La bataille d’Accra et d’Abidjan contre les chocolatiers en vue de l’amélioration des cours mondiaux du cacao et pour l’achat à un prix planché aux pays producteurs, n’a pas lieu. Malgré le poids de leur production respective, les interlocuteurs des plus grands producteurs mondiaux de cacao ont plié face aux multinationales. Et pour cause, ces deux pays qui font 65% de la production mondiale du cacao ne possèdent ni la technologie encore moins la qualité industrielle pour transformer leur production. 

Valait-il à ces deux pays de lancer un ultimatum aux Tout-puissants chocolatiers ? Comme l’explique ce  producteur et président des PCA de coopératives de la région de l’Indénié-Djuablin, Ehoura Yao, « quand on ne consomme  pas soi-même ce que l’on produit et qu’on ne peut pas transformer, même 5% de sa production, on ne peut oser se battre contre plus fort que soi. Il faut être sûr de gagner un combat avant de lancer les hostilités. Nous saluons ces deux grands pays producteurs d’avoir renoncé si vite avant de sacrifier les pauvres producteur », lance-t-il, amer.  

Il a notamment invité les gouvernants à inscrire la consommation du chocolat dans les habitudes alimentaires de leur population respective, depuis la classe de la maternelle.

Ce que semble avoir compris le Ghana qui vient d’octroyer un  marché de plus de 300 milliards de francs CFA à des industriels chinois pour la transformation sur place d’une partie de sa production. Selon des indiscrétions ivoiriennes, « le Ghana n’était pas partant pour cette empoignade, mais notre pays était plutôt à la recherche d’une opération de charme auprès des producteurs, tout en  sachant que les forces en présence ne sont pas comparables ». Nous y reviendrons.

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