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Arts et Culture: Corine  Hazoumé, la Céramiste  à plusieurs facettes.

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Par  JUSTIN   KASSY  – Afrique Matin.Net

Céramiste africaine de notoriété, journaliste, écrivaine, mécène du show-biz, etc. Avec ses différents titres, on ne peut que se pâmer d’admiration devant Corine  Hazoumé.  La recevoir et surtout la présenter est une source de réel plaisir. Corine  Hazoumé est un globe-trotter. Elle parcourt l’Afrique, l’Europe, l’Amérique et l’ASIE. Ses séjours au pays, à Abidjan  précisément sont rares et parfois consacrés au service de l’art dans sa diversité. Ici, après un pot et un repas dans un restaurant de renommée, elle  nous a donné quelques minutes  de causerie. C’était vendredi 31 mars dernier.

* Corine  Hazoumé  ici ! Corine  Hazoumé là !  Qui êtes-vous?

Je suis Corine  Hazoumé. A la base Céramiste, journaliste et enseignante. Fondatrice des Ateliers Cer’Afrique, première entreprise de Céramique fine des objets  de l’art de la table en Afrique. J’ai été nommée le 14 février2008 Ambassadrice  culturelle et humanitaire des  grandes instances de Paris pour l’Afrique. A partir de 2015, j’ai aussi été nommée conseiller en Communication de l’Ambassade du Bénin en Turquie. Voilà un peu pour mon parcours professionnel.

Peux-tu nous faire un bilan de tes activités au niveau de Cer’Afrique  2016 – 2017?

Le bilan de Cer’Afrique 2016-2017. Il faut dire que nous avions déjà rendu public notre bilan 2014-2015. Concernant le bilan actuel, nous pouvons dire qu’il est assez positif. Parce que notre objectif déjà au niveau de 2016 était de pouvoir nouer de nouveaux partenariats, de nouveaux contacts, refaire un peu notre portefeuille-clients au niveau de l’Afrique qui est notre base.

Nous avons pu nouer de nouveaux partenariats avec  l’espace « Ibiza playa », avec « Afrique en or », joailleries au niveau de  Paris. Nous avons à partir de 2014 ouvert notre Radio «  Nannan-Radio »en Suède qui, après trois ans, a atteint sa vitesse de croisière. Nous nouons petit à petit de nouveaux partenariats pour donner un nouveau souffle à nos activités. Parce que l’année prochaine,  « Cer’Afrique » aura 20 ans (1998-2018). Une entreprise, pour pouvoir survivre, il faut qu’elle se recrée. Nous avions un peu atteint notre autonomie au niveau des anciens partenaires qui avaient déjà apporté leur énergie, leur souffle, etc., à nos activités pendant une dizaine d’années pour certains, quinze ans pour d’autres.

Maintenant, il y a de nouvelles autorités, de nouvelles personnalités,  également des valeurs et des talents qui  émergent. Il était nécessaire aussi de pouvoir recréer une nouvelle synergie. Parce qu’à la base, nous sommes des alchimistes, un Céramiste est un alchimiste. Nous voulons donc recréer une nouvelle dynamique, apporter un peu du sang neuf à nos activités et pouvoir redonner, comme on dit, un nouveau punch à « Cer’Afrique », tant au niveau de l’Afrique qu’à celui de l’Europe.

A propos d’Afrique en OR?

Au niveau « d’Afrique en or », nous avons fait la sortie officielle en 2014. Ensuite Nathalie Facony ou « Nathys Faco » qui est joaillère a pu réaliser des expositions. Là le 6 mai prochain, grande exposition sur les Champs Elysées à Paris. Pour nous, c’est une grande victoire avec un grand succès, une belle réussite, une nette progression, une ascension fulgurante en trois ans.

Qu’en est-il de ton projet, Ibiza  Playa?

Au niveau de « Ibiza  Playa » à Angré aux Deux- Plateaux, en Côte d’Ivoire, nous avons réalisé notre premier spectacle le 18 mars dernier. Dans cet espace récréatif, au niveau du show-biz, nous  avons un peu remis nos pépites sur la scène. Il y a eu un spectacle qui s’est déroulé de 16h à 22h. Quant à « Nanan Radio », c’est une bonne vitesse de croisière. En ce qui concerne « Afrique en or »,  c’est une ascension fulgurante. Au niveau de « Ibiza Playa », c’est une belle rentrée artistique. Avec la Suède, la France, la Côte d’Ivoire, nous avons déjà des signaux qui sont très positifs pour l’année 2017. Toute l’année 2016, nous avons noué des contacts,  organisé des déjeuners et des dîners d’affaires. Nous étions à l’écoute.

Nous prenons un peu le pouls du terrain. Nous avons commencé véritablement nos activités à partir de fin 2016 et 2017, nous sommes déjà en état de grâces. Au Bénin, nous avons notre partenaire « Le MPR »(le mouvement pour la relève) de SEM Moise Kérékou qui met sur le marché, un très bel ouvrage : Le Manifeste de la relève pour une révolution silencieuse. Nous participons à la relève, parce qu’en 2014, nous avons ouvert « Cer’Afrique » Bénin à Cotonou à Papa. Nous menions des actions sur le terrain : exposition à l’Institut français, exposition à l’institut américain ; nous avons donné un cocktail dînatoire avec nos clients privilégiés. Notre partenaire privilégié au Bénin, c’est « le MPR ».

Parlez-nous du MRRS?

Le Manifeste de la relève pour une révolution silencieuse, c’est un peu un appel au réveil des consciences, au réveil de l’Afrique. C’est aussi une problématique du progrès de l’Afrique de tous ses entrepreneurs qui ont envie d’avoir une visibilité sur l’international. A travers ce Manifeste, nous profitons pour célébrer nos douze ans de partenariat avec « le MPR » ; douze ans d’échanges positifs ; douze ans de réalisations notamment au niveau de forages sur Parakou, une école de football.

Nous avons également fait beaucoup de dons dans les écoles, des hôpitaux. Nous avons aussi beaucoup de crédits en appui à l’autonomisation des femmes. Nous faisons un bilan de dix ans et ce bilan-là est très positif avec SEM Moise Kérékou, qui est un peu le fer de lance de cette culture de la relève.

La relève par la Jeunesse, la relève par des actions d’envergure, pour permettre à la culture  africaine de pouvoir émerger, aux pays africains de se lever. Il  y a intelligentsia de pouvoir réfléchir sur des sujets d’actualité qui sont : la misère mentale,  la misère spirituelle, intellectuelle. Maux, aujourd’hui qui minent l’Afrique et aussi réfléchir à cette culture qui gagne.

A tous ces jeunes qui ont envie de se réaliser dans cette Afrique et ne pas être obligés de risquer leur vie dans ces bateaux de fortune en regagnant un continent qui est l’Europe, qui a atteint lui-même ses  limites, et n’a plus vraiment grand-chose à proposer à la jeunesse africaine. Nous essayons, à travers nos structures, les partenariats que nous nouons, de pouvoir donner la chance aux jeunes de s’exprimer, de se former par l’apprentissage.

Vous êtes manifestement très engagée pour l’Afrique!

Bien entendu que l’Afrique constitue notre champ d’expression privilégié. En RDC (République Démocratique du Congo), notre partenaire a toujours été la « Fondation Patrice  Emery Lumumba » avec laquelle nous célébrons également nos quinze ans. Nous avons un bilan d’activité assez positif, notamment au niveau des projets-phares de l’Afrique sur le volet social et humanitaire, où, nos résultats sont au-delà de toute attente.

Parce que, pour atteindre ces programmes humanitaires, nous avons utilisé nos propres ressources.  Les ressources du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Bénin, de la Guinée- Conakry, de la RDC. Nous avons pu nourrir le continent. Contrairement à cette attitude de toujours observer la politique de la main tendue vers l’Europe, pour pouvoir gagner son pain. Parce que nous avons des structures sur place qui travaillent dans l’agro-alimentaire, et qui peuvent appuyer le continent sur les différents projets humanitaires.

Au niveau de « Butta my bread » (Dieu a exaucé mes prières) qui est aussi notre partenaire depuis 2007,  dix ans de partenariat, nous avons aujourd’hui 10% sur la clientèle que nous apportons. Après dix ans, c’est aussi un grand pas qui a été franchi.

Au niveau de notre tutelle Cefia (Compagnie française des ingrédients et des améliorants),  nous avons un projet en 2018. Qui était un projet-pilote. Il s’agit de l’installation d’une unité de production agro-alimentaire. Je n’en dirai pas plus. Mais nous sommes en négociation avant de réaliser ce projet-là en Côte d’Ivoire. Voici pour les différents partenaires.

Au niveau de « Cer’Afrique », depuis le 7 mars 2017,  après l’ouverture des boutiques « Cer’Afrique » Cotonou, nous avons ouvert les shops « Cer’Afrique » Lagos. C’est un Shop qui comprend des œuvres Cer’Afrique,  évidemment des œuvres de l’esprit : tableaux, Céramique, etc., et qui est aussi ouvert à nos différents produits agro-alimentaires qui viennent de chez Aliko Dangoté, de Shere, etc., au niveau aussi de nos partenaires et des spiritueux. C’est un Shop-free qui permet de faire des courses tant au niveau de la vaisselle que des spiritueux et de l’agro-alimentaire. Pour nous, Dieu a exaucé nos prières. Nous avons réalisé notre rêve.

Parce que la première fois que j’ai exposé à Lagos,  c’était en 2004. Invitée par les Assurances. J’ai exposé sur trois jours. Le 1er jour, toute la marchandise est partie ! Le 2ème jour, je ne savais plus quoi faire. Là, je me suis rendue compte qu’au niveau de la culture, de l’artisanat, etc, le Nigeria était demandeur. Parce que la plupart des grands artistes Nigérians, que ce soit dans le domaine de l’écriture, de celui de la peinture. Sur le terrain, sur place, plutôt l’industrialisation, il y a le pétrole, etc.,. Mais au niveau  artistique, de l’artisanat etc., il manque ces petits entrepreneurs qui peuvent capter une certaine clientèle. Parce que le Nigéria, c’est un géant !

C’est tout de suite des gros bateaux, des conteneurs, etc. A partir de ce moment-là,  j’ai eu pour projet d’aller à la recherche d’une boutique. De 2004 à 2017, il aujourd’hui 13 ans. C’est donc après 13 ans que je peux réaliser ce rêve. Pour moi, c’est un accomplissement. Cette petite entreprise qui est née à Doubréka en Guinée, s’est installée en Côte d’Ivoire,  en France, s’est réinstallée au Bénin, pour nous, c’est une grande victoire. Parce que le Nigéria, c’est un marché de 150 millions de clients potentiels.

C’est pour quoi, je remercie tous nos partenaires du Nigéria qui ont permis que ce rêve puisse se réaliser. Maintenant, nous sommes aux résultats. Nous travaillons dans la discrétion. Parce que dans la discrétion, nous sommes beaucoup plus efficaces. A partir du moment où nous posons nos réalisations, la 2ème étape est la Communication et l’information du grand public afin qu’ils viennent découvrir nos différentes boutiques.

Vous êtes aussi une femme du Show-biz!

Au niveau du show-biz, nous avons la Radio qui permet d’avaler tout ce portefeuille du show-biz avec les grosses pointures comme Femi Kunti, Nayanka  Bell, la Grâce, Manu Dibango, Corneille, Alpha  Blondy avec son Positive energy. A Lagos, nous sommes à Positive –Force. Toutes ces énergies positives nous permettent de dire que nous sommes en état de grâce. Après les années 2011, 2014 qui ont été pour nous assez pénibles.

En Côte d’Ivoire, il nous fallait reconquérir notre public, un nouveau public, renouer des liens et maintenant avec le spectacle, nous pouvons dire que nous sommes de retour en Côte d’Ivoire. Avec nos futurs projets, notamment la Boulangerie, nous allons avoir de quoi offrir aux jeunes comme travail. Car la Jeunesse, pour nous, c’est notre cheval de bataille. Avec notre Boulangerie, nous allons proposer aux consommateurs Ivoiriens, les meilleurs pains de Côte d’Ivoire. Nous avons aussi la compétence dans ce domaine avec la compagnie française des ingrédients et des adjuvants  qui va former aux techniques de la planification.

Je voudrais aussi vous apprendre que je suis à la Cellule de Communication de SEM Moise Kérékou depuis 2010. C’est en 2015 qu’il m’a nommé Conseiller en Communication  extérieur. Parce que je vivais en France, en Côte d’Ivoire, au Bénin, etc., pendant qu’il était en Turquie et exerçait en qualité d’Ambassadeur du Bénin. A  travers cette cellule de Communication,  nous avons une mission bien remplie et bien accomplie. Au niveau des œuvres, c’est la sortie de « Union  africaine et processus d’intégration en Afrique ».

Nous avons un 2ème Ouvrage que nous proposons aussi aux intellectuels, aux étudiants en Droits internationaux, en Sciences Politiques, Agro à l’élite et aux leaders d’opinion. Je suis en train de constituer cette Cellule avec des dinosaures de la Communication pour permettre d’apporter plus d’expérience et un nouveau regard aux futurs challenges de SEM. Toujours concernant les ouvrages, nous avons « les Amants maudits » pour promouvoir l’économie numérique et pour faire aussi un peu l’incursion dans le monde du show-biz. Parce que nous avons 25 ans d’action dans ce milieu qui était l’un de nos plus gros portefeuilles. Cet ouvrage, on  peut le retrouver sur les différents sites. C’est une édition Média.

 

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