Bolivie/Evo Morales en exil au Mexique

Lâché par l’armée après trois semaines de violentes manifestations contre sa réélection pour un quatrième mandat, Evo Morales a présenté le dimanche soir sa démission. Elu pour la première fois en 2006, était l’un des derniers représentants de la « vague rose » qui a déferlé au tournant des années 2000 sur l’Amérique latine, faisant virer à gauche le Brésil, l’Argentine, le Chili, l’Équateur et le Venezuela.

À l’annonce de sa démission, la gauche latino-américaine s’est prononcée la première pour soutenir le chef de l’État déchu. À Cuba, le régime castriste dénonce la droite bolivienne. À Caracas, le Venezuela salue le « frère président » Morales, symbole de la lutte des peuples indigènes.

Ainsi, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Marcelo Ebrard, le Mexique a annoncé sa décision d’accorder l’asile politique au président démissionnaire bolivien Evo Morales. « Sa vie et son intégrité physique sont menacées », a déclaré le chef de la diplomatie lors d’une conférence de presse à Mexico. Cette décision fait suite à une demande de l’ancien chef de l’État bolivien lui-même.

Poussé la veille à la démission, ce dernier a quitté le pays dans la nuit du lundi à mardi, à bord d’un avion militaire mexicain. Evo Morales a appelé son peuple  à ne pas tomber dans la violence de groupes qui cherchent à détruire l’État de droit ;

Source : rfi.fr avec afriquematin.net

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