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Affaire «une journaliste ivoirienne agressée au Maroc » : L’auteur arrêté par la police

Par Jean Levry- Afriquematin.net

Le mardi 28 janvier 2019, nous publions un article relatif à l’agression sauvage d’une journaliste ivoirienne vivant au Maroc (lire l’article: https://afriquematin.net/maroc-les-africains-noirs-cibles-dagressions-recurrentes/). Cet article intitulé « Maroc : les africains noirs cibles d’agressions récurrentes » s’appuyait sur l’histoire de cette énième victime pour dénoncer les dangers auxquels sont exposés la communauté africaine subsaharienne vivant dans les pays du Maghreb, notamment au Maroc.

Le message a, de toute évidence, été saisi par les autorités du Royaume chérifien dont la réaction ne s’est faite attendre. L’auteur de l’agression a été  mis aux arrêts le mercredi 30 janvier 2019.

« Ce matin (hier mercredi, ndlr) la police judiciaire m’a appelé. Ils ont voulu m’entendre par rapport à mon agression qu’ils ont apprise par voie de presse. J’ai été accueilli avec tous les honneurs. Ils ont pris ma déposition. Ils m’ont montré mon agresseur au poste. Je l’ai reconnu. Il a été arrêté. L’enquête démarre dès aujourd’hui même», a déclaré Sylvie à sa sortie des locaux de la police de Rabat, la capitale marocaine.

Sylvie Obité a eu un doigt fracturé et son sac à main emporté lors son agression

Si elle précise avoir été reçue avec tous les honneurs, c’est parce que, explique-t-elle, elle n’avait pas eu droit à une oreille attentive juste après son agression lorsqu’elle s’était rendue au poste de police pour porter plainte. « Le premier jour, quand je suis parti à la police, personne n’a voulu m’écouter. J’ai attendu l’inspecteur qui devait prendre ma déposition de 16 heures à 19 heures, sans pouvoir le voir », a-t-elle poursuivi.

La médiatisation de l’affaire a sans doute obligé les autorités policières à changer de fusil d’épaule. Ce qui paraissait comme une autre injustice aux yeux de la victime, a donc été réparée et la jeune dame s’en réjouit. « Le chef de la préfecture de police s’est excusé auprès de moi au nom de toute la police nationale. Il m’a rassuré que ce genre d’incident n’arrivera plus. Et qu’ils veilleront davantage sur la sécurité des étrangers. Merci à la police !», a-t-elle confié à notre rédaction  dans un échange téléphonique.

Pour notre consœur, « c’est une grande victoire » et elle espère que son cas sera le déclic pour que « les africains noirs soient un peu respectés », et  que les dérives de ce genre devenues récurrentes, cessent définitivement.

Sylvie Obité, journaliste professionnelle réside au Maroc, précisément à Rabat depuis 4 ans  et travaille en qualité d’animatrice au sein d’une radio.

jeanlery27@yahoo.fr

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