Musique-Dadju Djuna Nsungula/Artiste de père en fils

« Je ne serai pas là sans ma famille… Celle dans laquelle je suis né, mais aussi celle que j’ai choisie, mon équipe, mes amis», ainsi s’exprimait Dadju Djuna Nsungula, de son vrai nom. Cet artiste n’est pas né sous une bonne étoile, mais une constellation de stars. Son père d’origine congolaise, Djuna Djanana, avec lequel il vit en banlieue parisienne jusqu’à l’âge de neuf(9) ans, est un ténor de la rumba.  Issu d’une fratrie de quinze enfants, qui compte plusieurs chanteurs. Grandit surtout dans l’ombre d’un certain Maître Gims, de cinq ans son aîné, (Dadju en a 26 ans aujourd’hui), c’est à force de l’accompagner en studio qu’il se décide « par accident » à faire carrière dans la musique. D’abord dans le duo The Shin Sekaï (avec Abou Tall) signé sur le label de Wati B, le même que son frère qui bombarde les ondes de hits avec Sexion d’Assaut. Puis en solo à partir de 2016.

En quelques sons, d’abord partagés sur son Facebook, puis sur Instagram et Youtube, l’artiste précise son créneau de gentleman prêt à entrer par effraction dans le cœur des demoiselles. Le succès phénomène du single « Reine » avec plusieurs millions de vues   sur Youtube le convainc qu’il ne s’est pas trompé. Le joli garçon devient un boys band à lui tout seul, qui chante l’amour, ses joies et ses pannes, à un public très féminin. « C’est étonnant car au départ je m’adressais surtout aux hommes, avoue le crooner à la voix suave. Je voulais leur donner des conseils sur la manière de se comporter avec les femmes. Et puis je me suis rendu compte que j’avais surtout du succès auprès des jeunes filles, mais aussi un public plus mature, des dames de 45, 50 ans».

À l’entendre entonner a cappella ses titres phares pour les besoins de la promo, on a peine à croire qu’il est autodidacte. L’entourage familial a sans doute compté, encore, avec, en plus des figures masculines à voix et aux disques d’or, une mère fan de musique religieuse. « J’ai grandi avec des rappeurs, j’ai une certaine crédibilité de ce côté-là, on peut faire des sons ensemble sans que ce soit la honte », sourit l’artiste.

Son album, un peu inégal il faut l’avouer, contient déjà dix neuf (19) titres et pas moins de huit (8)  featurings, dont Niska, Fally Ipupa et évidemment Maître Gims. Parmi eux, également Franglish et S.Pri Noir, deux artistes qui font partie de la famille de cœur du chanteur : « on sort, on fait du sport, on est constamment sur WhatsApp… On fait tout ensemble».  L’on se demande aussi si la chanson ne dit pas cette faille qu’il cherche à combler en se lançant à son tour dans la musique, en assurant de nombreuses dates en Afrique (Kinshasa, Brazzaville, Bamako, Abidjan…). Bref, en mettant ses baskets dans les pas de son père. Dadju, qui a longtemps été le petit frère, le fils, est devenu le père.

Source : J.A.com avec afriquematin.net