ANGOLA: INCERTITUDES SUR L’ÉTAT DE SANTÉ DU PRÉSIDENT DOS SANTOS

L’opposition angolaise a réclamé mercredi une clarification officielle sur l’état de santé du président Jose Eduardo dos Santos que de nombreuses rumeurs décrivent mourant, en voyage médical à Barcelone, depuis le début du mois de mai.

« Nous sommes tous préoccupés par le manque d’information officielle sur l´état de santé du président de la République », a dénoncé auprès de l’AFP Rafael Savimbi, le fils de Jonas Savimbi, ex-leader de l’Unita le principal parti d’opposition.

« J’ai reçu des messages sur l’état de santé extrêmement grave de Jose Eduardo dos Santos. Nous avons besoin d’explications sérieuses et claires », ajoute Agostinho dos Santos, un analyste politique proche de l’opposition.

Depuis la semaine dernière, le site Maka Angola, un portail internet d’opposants au chef de l’Etat assure que le président angolais de 74 ans est « entre la vie et la mort dans une clinique privée à Barcelone ».

Le quotidien d’Etat « Jornal de Angola » avait confirmé le 2 mai que le président était en « visite privée » dans la ville catalane.

Ces rumeurs avaient obligé Isabel dos Santos, la fille du dirigeant à publier un démenti, sur son compte Instagram.

« Quelqu’un est descendu si bas, au point d’inventer des informations sur la mort d’un homme dans le but de créer de la confusion et du tumulte dans la politique angolaise », a réagi Mme Dos Santos.

« Nous devons rester calmes et ne pas diffuser des informations irresponsables » a de son côté dénoncé Bento Kangamba dos Santos, membre du comité central du MPLA, le parti au pouvoir, appelant à « respecter » le président.

Les rumeurs autour de l’état de santé de Jose Eduardos dos Santos, qu’on dit atteint d’un cancer de la prostate n’ont jamais été confirmées par le gouvernement.

Le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 1979, passera cependant la main après les élections d’août à Joao Lourenco, vice-président du parti au pouvoir. Ce dernier devrait devenir président du pays si le MPLA remporte comme prévu le scrutin.

2017 AFP
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