Boulou’Tê ou le dixième maudit » /La compagnie artistique AUD’ARTS invite le public à un spectacle grandeur nature

Par Iris Fabiola Yaëlle/afriquematin.net

Située au sein du Palais de la Culture, la Salle Niangoran Porquet à Treichville, est bien plus qu’un simple espace de spectacle. Elle porte le nom d’un illustre fils de Côte d’Ivoire et constitue un haut lieu de la création artistique nationale et c’est cet espace qui accueille le samedi 28 novembre prochain le spectacle grandeur nature « Boulou’Tê ou le dixième maudit ».

Présenter une œuvre, c’est s’inscrire dans une tradition d’excellence et de rayonnement culturel, une occasion pour la compagnie artistique AUD’ARTS de découvrir ce nouveau monde. Dirigée par l’étudiante en Master 2 de Management, des Arts et de la Culture à l’Ecole supérieure de Théatre-cinéma et d’audiovisuel (ESTCA) de l’INSAAC Goun Mayenca qui travaille en parfaite symbiose avec Adams Junior N’goran qui en est le coproducteur, Charles Assandé, le manager et Yannick Bézème, le metteur en scène, cette belle équipe va présenter le titre de scène « Boulou’Tê ou le dixième maudit ».

Goun Mayenca et son équipe entendent mettre en haleine les spectateurs avec la pièce « Boulou’Tê ou le dixième maudit.

Ce titre énigmatique qui évoque à la fois une dimension mystérieuse, un récit initiatique et une réflexion sur la place de l’individu dans un groupe, intrigue et invite au voyage. Le terme « dixième maudit » suggère une histoire de malédiction, de rejet ou de destin contrarié, tandis que « Boulou’Tê » ouvre la porte à une dimension culturelle et langagière propre à l’imaginaire ivoirien.

 L’œuvre mêle plusieurs disciplines artistiques, notamment le théâtre, la danse, la musique, le conte, etc. Elle s’annonce comme une création totale, où le texte, le corps, le son et l’image se répondent pour porter un message fort. Le « dixième maudit » renvoie à l’idée d’un individu mis à l’écart, rejeté par les siens, et à travers le parcours de ce personnage maudit, c’est la question de l’identité qui est posée à savoir « qui suis-je ? » « Quelle est ma place dans la communauté ? Comment me réconcilier avec mon destin ? »

 « Boulou’Tê » puise probablement dans les traditions et les récits fondateurs qui invite à revisiter la mémoire collective et à puiser dans les sagesses ancestrales pour éclairer le présent.  Un événement à ne pas manquer, car dans un paysage culturel souvent dominé par des formats connus, « Boulou’Tê ou le dixième maudit » se présente comme une proposition artistique audacieuse, qui ose explorer des territoires nouveaux.

Faut-il rappeler que cette histoire est tirée du roman de l’ancien ministre des Eaux et Forêts, Lazare Koffi Koffi, qui en est le maître d’ouvrage, explore également les profondeurs de la culture akan et le choix de l’enseignant Chercheur supérieur de théâtre, de cinéma et d’audiovisuel (ESTCA), Jean-Baptiste Appia comme parrain n’est pas anodin. Sa présence témoigne de l’importance accordée à cette œuvre et de la volonté de rassembler autour d’un projet culturel fédérateur. Son soutien apporte une caution morale et un éclairage supplémentaire sur la portée de l’événement. Et avec l’appui du CNAC, d’Eliaviv consulting, de Djilx et du Palais de la Culture, le spectacle est garanti.