Bouaké-Pdci-Rda/L’Honorable Yao Koffi Jean-Paul appelle à une grande mobilisation

À l’approche de la célébration des 80 ans du Pdci-Rda, le Vice-Président du parti, l’Honorable Yao Koffi Jean Paul lance un vibrant appel à la mobilisation générale des militants du District de la Vallée du Bandama et du District des Lacs. Pour lui, le jubilé du plus vieux parti de Côte d’Ivoire doit être bien plus qu’une simple commémoration. Il doit constituer un moment de mémoire, de fidélité à l’héritage des pères fondateurs, de rassemblement et de renaissance, particulièrement pour Bouaké, ville martyre de la crise ivoirienne.

Militantes et militants du Pdci-Rda,

 Cadres, élus, responsables de structures spécialisées,

Femmes, jeunes, sages et sympathisants du District de la Vallée du Bandama,

À titre personnel, cet appel revêt une signification particulière. J’ai effectué mes études secondaires à Bouaké, de la classe de sixième jusqu’à la terminale. J’ai connu une ville rayonnante, prospère, dynamique et accueillante, une ville de commerce, de brassage culturel, de fraternité et d’espérance. Bouaké était alors l’une des capitales économiques et intellectuelles de notre pays.

« Que les quatre-vingt (80) ans du Pdci-Rda soient une fête de l’unité, une célébration de notre héritage et un engagement renouvelé en faveur de la paix et du développement de notre pays », rappelle-t-il.

Aujourd’hui, je peine parfois à reconnaître cette ville qui m’a vu grandir. Bouaké a perdu une partie de son âme, de son éclat et de son dynamisme d’antan. Les blessures de l’histoire y sont encore visibles et les séquelles de la crise demeurent profondes. Mais je refuse de croire que le destin de cette grande cité est d’être condamnée à la nostalgie. Je demeure convaincu que Bouaké peut renaître et retrouver sa grandeur.

Fêter les 80 ans du Pdci-Rda à Bouaké devrait interpeller profondément chaque militant de notre parti. Car Bouaké n’est pas une ville comme les autres. Bouaké est une ville symbole. Une ville martyre qui porte encore dans sa chair et dans sa mémoire les stigmates de la rébellion qui a plongé la Côte d’Ivoire dans l’une des crises les plus douloureuses de son histoire contemporaine.

Nous n’avons pas oublié les heures sombres de cette période. Nous gardons encore en mémoire le sacrifice de ces gendarmes tombés dans l’exercice de leur devoir, les souffrances des populations, les familles endeuillées, les souvenirs de ces danseuses d’Adjanou et de tous ceux qui ont vu leur existence bouleversée par la guerre, la peur et la division. Pour toutes ces raisons, Bouaké devrait refuser du monde.

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Les militants du Pdci-Rda, les héritiers de l’idéal houphouétiste, les hommes et les femmes de paix, de dialogue et de réconciliation doivent converger massivement vers cette ville pour lui témoigner leur affection, leur solidarité et leur engagement à ne jamais oublier son histoire. Le Pdci-Rda a le devoir moral et historique de contribuer à la résurrection de Bouaké. Il a le devoir de redonner espoir à ses populations et de participer à la renaissance de cette cité emblématique qui fut longtemps le cœur battant de la Côte d’Ivoire.

Moi-même, fils du District des Lacs, voisin du District de la Vallée du Bandama, je voudrais étendre cet appel à tous les militants de cette grande région du centre de notre pays. Au-delà du District de la Vallée du Bandama, j’en appelle également aux filles et fils du District des Lacs. Les liens historiques, culturels et humains qui unissent nos deux districts nous imposent une responsabilité commune : celle de faire de cette célébration un immense succès populaire et politique. Notre grand parti- s’apprête à célébrer un moment historique, un rendez-vous exceptionnel avec son destin : ses quatre-vingts années d’existence, de luttes, de sacrifices, de victoires et de service à la Nation ivoirienne.

Quatre-vingts années d’engagement au service de la paix, de la stabilité, de la cohésion nationale et du progrès. Quatre-vingts années durant lesquelles le PDCI-RDA a façonné l’histoire de notre pays, construit l’État moderne et porté haut les idéaux de fraternité, de dialogue et de développement pour tous.

À cette occasion mémorable, j’en appelle à une mobilisation générale de tous les fils et filles du District de la Vallée du Bandama. Que chaque village, chaque commune, chaque section, chaque délégation et chaque militant se sente investi de cette mission historique : faire de la célébration des 80 ans de notre parti un moment de rassemblement, de communion et de démonstration de notre force collective. Notre présence massive à Bouaké doit être un acte de mémoire, un acte de reconnaissance et un acte de foi en l’avenir. Elle doit être également un message d’espérance adressé à toute la Nation ivoirienne : celui de la résilience, de la fraternité retrouvée et de la volonté de reconstruire ensemble notre pays.

Notre parti est né de la volonté visionnaire du Père de la Nation, le Président Félix Houphouët-Boigny, qui nous a légué un héritage politique précieux fondé sur le dialogue, le respect de la parole donnée, la discipline, la tolérance et la recherche permanente de la paix. Cet héritage demeure notre boussole et notre source d’inspiration. À cet héritage s’ajoute celui du Président Henri Konan Bédié, artisan infatigable de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale. Jusqu’à son dernier souffle, le Président Bédié nous a enseigné que la grandeur d’un parti politique se mesure à sa capacité à rester uni dans les moments difficiles et à préserver son identité malgré les épreuves.

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Aujourd’hui plus que jamais, notre pays traverse une période qui appelle à la responsabilité, à la retenue et au sens élevé de l’intérêt national. Les Ivoiriens aspirent à davantage de justice, de dialogue politique, de cohésion sociale et d’espérance. Ils attendent des forces politiques de la maturité, du discernement et des propositions porteuses d’avenir. Le Pdci-Rda a toujours su être à la hauteur des grands rendez-vous de l’histoire. Il demeure le parti de la réconciliation nationale, le parti du progrès pour tous et du bonheur pour chacun. Il reste cette grande famille politique capable de rassembler les Ivoiriens autour des valeurs de paix, de solidarité et de développement.

À l’heure où notre pays est confronté à de nombreux défis politiques, économiques et sociaux, le Pdci-Rda doit plus que jamais demeurer un rempart contre les divisions, les exclusions et les fractures qui menacent la cohésion nationale. Notre parti doit continuer à porter la voix du dialogue, de la justice, de la solidarité et de l’espérance.

C’est pourquoi j’invite tous les militants à faire preuve de discipline et de responsabilité. Les divergences d’opinions sont naturelles dans la vie d’un grand parti démocratique. Elles témoignent de sa vitalité et de la richesse de ses débats internes. Mais ces différends doivent être réglés dans nos instances, dans le respect de nos textes et de nos traditions politiques.

Nous devons éviter d’exposer nos querelles sur la place publique et de donner à nos adversaires le spectacle de nos divisions. Nous avons le devoir de préserver l’image du Pdci-Rda et de protéger la dignité de notre président, Tidjane Thiam, dont le leadership suscite de grands espoirs au sein de notre peuple. L’heure n’est ni aux polémiques stériles ni aux règlements de comptes. L’heure est au rassemblement. L’heure est à la cohésion. L’heure est à la solidarité agissante.

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À nos jeunes militants, j’adresse un appel particulier. Vous êtes l’avenir du Pdci-Rda. Marchez dans les pas de vos aînés. Inspirez-vous du courage des pionniers, de la sagesse des anciens et de l’engagement de ceux qui ont construit ce grand parti. Soyez les gardiens de nos valeurs et les bâtisseurs de notre renouveau. À nos femmes militantes, véritables piliers de notre organisation, j’adresse également ma reconnaissance et mes encouragements. Depuis les origines du Pdci-Rda, elles ont été au premier rang des combats politiques, des mobilisations populaires et des actions de solidarité. Leur engagement demeure indispensable à la renaissance de notre parti et de notre pays.

Le Pdci-Rda est une école de formation politique, une école de responsabilité et de patriotisme. Il a traversé les épreuves, résisté aux tempêtes, surmonté les crises et relevé les défis les plus difficiles de son histoire. Chaque fois qu’on l’a cru affaibli, il s’est relevé plus fort, plus uni et plus déterminé. Nous devons avoir foi en l’avenir. Nous devons croire en notre capacité collective à reconquérir l’espérance des Ivoiriens et à offrir à notre pays une alternative crédible, responsable et porteuse de progrès.

Les femmes ont toujours répondu présentes aux grands rendez-vous.

Les célébrations de nos quatre-vingt (80) ans doivent être le symbole de cette renaissance, le témoignage de notre fidélité à l’idéal houphouétiste et la preuve que le Pdci-Rda demeure une force politique incontournable, capable de conduire la Côte d’Ivoire vers davantage de paix, de justice, de prospérité et de cohésion. J’invite donc toutes les militantes et tous les militants du District de la Vallée du Bandama, du District des Lacs et de toute la Côte d’Ivoire à se mobiliser massivement, à faire preuve d’esprit de fraternité, à privilégier le dialogue et à resserrer les rangs autour de nos idéaux communs. Que les quatre-vingt (80) ans du Pdci-Rda soient une fête de l’unité, une célébration de notre héritage et un engagement renouvelé en faveur de la paix et du développement de notre pays.

Restons unis. Restons disciplinés. Restons fidèles à l’esprit d’Houphouët-Boigny et à l’œuvre de Bédié. Car le Pdci-Rda est un grand parti. Le Pdci-Rda est une espérance. Le Pdci-Rda est une famille. Et ensemble, dans la concorde et la fraternité, nous écrirons les plus belles pages de son avenir et de celui de la Côte d’Ivoire.

Vive le Pdci-Rda!

Vive le District de la Vallée du Bandama !

Vive le District des Lacs !

Vive Bouaké, ville de mémoire, de résilience et d’espérance !

Vive la paix, la réconciliation nationale et l’unité de la Côte d’Ivoire !

*Vice-Président du Pdci-Rda

Ancien Vice-Président de l’Assemblée nationale.