Ponvogo-Korhogo/Coulibaly Yélé Tchépé et sa fondation veulent contribuer au bien-être et à la réussite scolaire de la jeune fille
Par Iris Fabiola Yaëlle/afriquematin.net avec SerCom Fondation Tchépé
Une opération de sensibilisation à l’hygiène corporelle et aux soins intimes en milieu scolaire au bénéfice de plus d’une centaine de jeunes filles a eu lieu à Ponvogo du dimanche 25 au lundi 26 octobre 2026. Dans cet entretien, Coulibaly Yélé Tcĥépé, qui représentait la Fondation Tchépé dévoile les objectifs et les motivations de cette structure.
Pourquoi une séance de sensibilisation et que vise exactement la fondation ?
La Fondation Tchépé entend contribuer au bien-être, à la dignité et à l’épanouissement des jeunes filles en leur donnant les connaissances et les moyens nécessaires pour prendre soin de leur santé. Cette séance de sensibilisation vise notamment à promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène corporelle et intime, à renforcer la prévention des grossesses en milieu scolaire et à encourager la réussite éducative. Nous sommes convaincus qu’une jeune fille bien informée, accompagnée et protégée dispose de meilleures chances de poursuivre sereinement ses études et de construire son avenir.
Votre structure vient d’offrir des kits d’hygiène à plus d’une centaine de jeunes filles. Concrètement quelles sont vos motivations en posant cet acte ?
La distribution de ces kits constitue une première action concrète en faveur des jeunes filles de Ponvogo et des localités environnantes. Notre ambition est d’inscrire cet engagement dans la durée, en tenant compte des moyens disponibles et des partenariats que nous pourrons mobiliser. Au-delà de l’accompagnement en matière d’hygiène, nous envisageons également, à plus long terme, de développer des actions de sensibilisation à la prévention des cancers féminins, notamment le cancer du col de l’utérus et le cancer du sein. Nous souhaitons ainsi contribuer à une meilleure information des jeunes filles et des femmes sur l’importance de la prévention, du dépistage et du suivi médical.
Faut-il rappeler que notre structure n’entend pas s’arrêter à cet acte qu’elle vient de poser, mais également dans la continuité dans nos opportunités à développer des initiatives complémentaires pour accompagner les jeunes filles dans leur parcours scolaire et leur développement personnel. Nous envisageons notamment des activités axées sur l’éducation, la confiance en soi, le leadership et la connaissance de soi. D’ailleurs notre objectif est de leur donner les moyens de croire en leurs capacités, de développer leurs talents et de mieux préparer leur avenir. Nous voulons contribuer à former des jeunes filles responsables, autonomes et ambitieuses, capables de participer pleinement au développement de leurs communautés.
Quel message lancez-vous à toute la jeunesse de Ponvogo et des villages environnants, ainsi qu’à leurs parents ?
À nos jeunes filles et à l’ensemble de la jeunesse de la localité et des autres contrées , que de croire en leur potentiel, qu’elles se donnent les moyens de réussir et de faire de l’éducation une priorité. Les difficultés qu’elles rencontrent aujourd’hui ne doivent pas les détourner de leurs ambitions. Avec du courage, de la discipline et de la persévérance, elles peuvent réaliser des rêves et contribuer au développement de leur communauté.
Aux parents, aux éducateurs et à tous les acteurs communautaires, nous lançons un appel à la solidarité et à la responsabilité collective. La protection, l’éducation et l’épanouissement de nos enfants sont l’affaire de tous. Ensemble, nous devons créer un environnement qui permette à chaque jeune fille d’apprendre, de grandir et de construire son avenir dans la dignité et la sécurité. Car nous en sommes convaincus qu’ensemble nous pouvons construire l’avenir de Ponvogo.