Orpaillage illégal/Koné Seydou appelle à un dialogue renforcé entre l’État et les acteurs du secteur minier artisanal
Par Yann Dominique N’guessan/afriquematin.net
À l’occasion de la sortie détente des membres de l’Union des patrons de presse en ligne de Côte d’Ivoire (UPL-CI), tenue les 25 et 26 septembre à Assouindé, le président de la Fédération des Coopératives Minières de Côte d’Ivoire (FECOMICI), Koné Seydou, a prononcé une conférence de presse très attendue. Face aux hommes de médias, il a dressé un état des lieux du secteur minier artisanal et coopératif, tout en réaffirmant son engagement pour une exploitation responsable.
Placé sous le signe de la formation et de la reconnaissance, le rendez-vous détente de cette 4ème édition des membres de l’UPL-CI à la station balnéaire d’Assouindé, a réuni plusieurs participants composés de journalistes. Officiellement placée sous le signe de la fraternité et du ressourcement, cette rencontre a toutefois pris une dimension économique notable, notamment avec la présence remarquée du président de la Fédération-, Koné Seydou.
Intervenant en marge des activités récréatives, le premier responsable de cette union a partagé sa vision du développement du secteur minier, un pan souvent méconnu mais stratégique de l’économie ivoirienne. Dans son intervention, il a d’abord salué l’initiative de l’UPL-CI, et a ensuite rappelé les missions de la Fécom-ci, créée pour fédérer les coopératives minières et défendre les intérêts des artisans miniers.

« Notre secteur fait vivre des milliers de familles, mais il souffre encore d’un déficit d’organisation et de reconnaissance. La Côte d’Ivoire fait face à un défi majeur qui est de lutter efficacement contre l’orpaillage illégal-. Pour notre organisation, le défi consiste-à combattre l’illégalité tout en construisant une voie crédible vers la légalité pour ceux qui acceptent de respecter les règles de la République, parce que la victoire contre l’orpaillage illégal ne se mesure pas seulement au nombre de sites clandestins fermés, mais aussi au nombre d’acteur que nous aurons réussi à faire entrer durablement dans la légalité », a-t-il fait savoir.

Dans son adresse, quatre axes stratégiques ont été occultés, à savoir l’organisation, la formalisation, la responsabilité et le développement. Lançant un message à l’endroit des autorités, Koné Seydou leur a indiqué de ne pas « protéger l’orpaillage illégal, nous proposons de construire les conditions permettant aux acteurs qui le veulent-de sortir durablement de l’illégalité. La Côte d’Ivoire ne doit pas avoir à choisir entre la persistance de l’orpaillage illégal et l’abandon des populations qui vivent de l’activité minière artisanale. L’Etat doit renforcer un parcours clair vers la formalisation pour les acteurs qui remplissent les conditions légales », a-t-il suggéré.
Faut-il également rappeler que le programme de cette journée a été consacré à un séminaire avec pour thème, « la stratégie de monétisation des médias numériques. Cette rencontre a été animée par le journaliste Web Théodore Kouadio de Fraternité-Matin et enseignant à l’ISTC. À l’heure où les médias traditionnels font face à une érosion de leurs revenus publicitaires et à une concurrence accrue des plateformes sociales, la question de la monétisation des contenus numériques est devenue cruciale. Théodore Kouadio a ouvert son propos en rappelant que « produire de l’information de qualité a un coût, et la gratuité totale sur Internet est un modèle qui montre aujourd’hui ses limites ». Fort de son expérience au sein du quotidien Fraternité-Matin et de sa qualité d’enseignant à l’ISTC, il a présenté des stratégies de monétisation accessibles aux médias numériques. Pour lui, le premier réflexe pour de nombreux médias est la publicité numérique qui reste un levier important, mais elle exige un trafic considérable et une maitrise des outils Google aAd Manager, les régies locales, sur le modèle de l’abonnement ou paywall qui séduit de plus en plus de rédactions. ,
Quant au président de l’UPL-CI Nando Dapa Paul-Arnaud, il a rappelé pour sa part que « lors des dernières échéances électorales, nous avons été témoins d’un exercice démocratique exemplaire, en grande partie grâce à l’engagement de chaque patron de presse et journaliste ici présents. Avec force et détermination, nous avons fait preuve d’un professionnalisme sans faille.

Aujourd’hui, à l’issue de notre séminaire consacré à la contribution à des élections apaisées en 2025, il est important non seulement de faire le bilan de notre action, mais également de célébrer et de récompenser ceux d’entre nous qui se sont réellement illustrés comme des artisans de la paix. C’est avec bonheur que nous instaurons ces prix, signes de reconnaissance pour notre travail acharné, notre dévouement et notre engagement envers la vérité. Remerciant par ailleurs certains partenaires notamment l’IPS- la CGRAE, l’IPS-CNPS, la SOTRA, le Conseil du Coton, de l’Anacarde et du karité, l’ASDM, la FECOMCI, ainsi que la Fondation ABO du groupe Vision SA qui ont porté leur soutien à cet évènement.
Notons que cette rencontre qui a réuni journalistes, entrepreneurs du numérique était placée sous le patronage du Premier ministre Robert Beugré Mambé, sous la co-présidence du ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, Amadou Coulibaly, représenté par Augustin Kouassi qui a salué cette initiative de l’UPL-CI et Djibril Ouattara de la Transition numérique et de l’Innovation. Le clou de cette soirée festive a été marquée par la distinction de plusieurs entreprises de médias en ligne et une occasion d’honorer les animateurs en reconnaissance de leur contribution au développement de la presse numérique.
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