Hiré/Le Walloo Festival mis en attraction au mois de décembre
Par Yann Dominique N’guessan/afriquematin.net
La ville portant le même nom dans la région du Gôh-Djiboua, s’apprête à vibrer au rythme de la culture dida. Prévu pour s’organiser au mois de décembre 2026, le Walloo Festival s’annonce comme l’un des grands rendez-vous culturels de la fin d’année en Côte d’Ivoire, avec pour ambition de célébrer, valoriser et transmettre le riche patrimoine de ce peuple.

Le Walloo Festival tire son nom d’une référence culturelle forte du peuple dida, dont l’histoire et les traditions demeurent vivaces dans le centre-ouest ivoirien. L’événement se veut avant tout une vitrine de l’identité de cette communauté, notamment ses danses, ses chants, ses rites, son artisanat, sa gastronomie et ses récits fondateurs. « Il est né de la volonté de faire rayonner notre culture, de la transmettre aux jeunes générations et de la faire découvrir au reste du pays et au-delà. Vu aussi que Hiré est un berceau historique de cette culture, et il est naturel que la ville en soit la scène principale », explique le Commissaire général Gustave Komenan. Durant quelques jours, la ville se transformera en un véritable village culturel, avec des démonstrations de pas de danses emblématiques dida, par des troupes villageoises et des artistes invités.
Au-delà de sa dimension culturelle, le Walloo Festival est présenté comme un moteur de développement pour la région. L’afflux de visiteurs attendu devrait dynamiser l’économie locale, tels que l’hébergement, la restauration, le transport, le commerce et l’artisanat.
Pour cette deuxième édition, le président du Comité d’organisation note que, « le festival est une opportunité de faire connaître Hiré, ses paysages, son histoire et son hospitalité. C’est un investissement pour l’attractivité de notre territoire », souligne Pierre Boussou. Et dans un contexte où les identités culturelles sont parfois fragilisées par la modernisation, le Walloo Festival se veut aussi un espace de cohésion sociale qui rassemblera les fils et filles de la région, les villages voisins et les visiteurs autour d’un même patrimoine. « Notre culture est un héritage commun, ce sera l’occasion de le célébrer ensemble, de renforcer les liens entre les générations et de montrer la vitalité de nos traditions », affirme-t-il. Avec l’organisation de ces retrouvailles la localité s’inscrit dans la dynamique des grands événements culturels ivoiriens.