Daloa : les personnes sourdes plaident pour l’intégration de la langue des signes dans les services publics
Par Franck Elisé Bouabré, correspondant Afriquematin.net
À l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la langue des signes, le mercredi 21 octobre 2026 à Daloa, les personnes sourdes ont appelé les autorités à promouvoir leur langue et à en faciliter l’utilisation dans les services publics. Un plaidoyer en faveur d’une société plus inclusive, dans laquelle la surdité ne constituerait plus un obstacle à la participation citoyenne.
La salle des fêtes de l’hôtel de ville de Daloa a accueilli, le mercredi 21 octobre 2026, la célébration de cette journée, en présence des autorités administratives et municipales, des chefs de village et de communauté, ainsi que de nombreuses personnes sourdes.
Placée sous le thème « Déclarer les droits humains des personnes sourdes », l’édition 2026 a été marquée par un appel à une meilleure reconnaissance de la langue des signes et à son intégration dans les services publics, les démarches administratives et les manifestations officielles.
Cette démarche vise à réduire les barrières de communication et à garantir aux personnes sourdes un accès plus équitable à l’information, aux services essentiels et aux espaces de participation citoyenne.
Au-delà de la célébration, les participants ont insisté sur la nécessité de sensibiliser davantage les autorités, les collectivités territoriales et les services techniques à l’importance de la langue des signes. Sa valorisation constitue, selon eux, un levier essentiel pour renforcer l’autonomie des personnes sourdes, favoriser leur inclusion sociale et leur permettre de participer pleinement à la vie de la communauté.
Portée par la Fédération nationale des sourds de Côte d’Ivoire (FENASOCI), avec la participation de plusieurs organisations engagées dans la défense des droits des personnes handicapées, notamment l’Association des sourds de Daloa (ASODA), la Fédération des associations des sourds de Côte d’Ivoire (FASOCI), l’Union nationale des faîtières des organisations de personnes handicapées de Côte d’Ivoire (UNOPHCI) et la Coordination des organisations de personnes handicapées du Haut-Sassandra (COPHAHS), cette initiative entend faire de la reconnaissance et de la promotion de la langue des signes une priorité.
À Daloa, le message porté par les participants est sans équivoque : valoriser la langue des signes, c’est aussi reconnaître et garantir les droits des personnes sourdes. Son intégration durable dans les services publics et les manifestations officielles constituerait un pas important vers une société plus accessible, plus équitable et véritablement inclusive.