Musique/Le retour de la « Reine de l’Adjémélé » Bella Nika avec « togognini »
Par Iris Fabiola Yaëlle/afriquematin.net
Après une période de silence qui avait inquiété ses fans, la chanteuse ivoirienne Bella Nika signe un retour retentissant sur la scène musicale avec son nouveau single « Togognini ». Un titre qui électrise les pistes de danse, confirme qu’elle n’a rien perdu de sa superbe.
Répondant au nom de Yao N’goran Monique, l’artiste chanteuse Bella Nika, avait progressivement disparu des radars médiatiques ces dernières années, l’artiste s’était faite discrète, laissant planer le doute sur son avenir musical. Certains évoquaient une retraite définitive, d’autres parlaient de problèmes personnels. Ses fans, restés fidèles, attendaient avec impatience un signe de vie artistique. Avec le recul, ce silence ressemble à une stratégie de communication bien rodée. En disparaissant des projecteurs, Bella Nika a créé un manque, une attente, qui rend aujourd’hui son retour d’autant plus puissant.
Sorti sur toutes les plateformes de streaming et accompagné d’un clip vidéo spectaculaire, « Togognini » est bien plus qu’une simple chanson. C’est une déclaration d’intention. En langue Dioula, « Togognini » évoque l’idée de se relever, de se remettre en mouvement, de reprendre sa place, disons un « kpakpato ». Un message personnel fort pour la reine de « l’adjémélé » qui revient.
Le morceau mêle habilement les sonorités traditionnelles du coupé-décalé à des influences plus modernes et le résultat est une mélodie entêtante, immédiatement reconnaissable, qui donne envie de danser dès les premières secondes. Un message universel qui dépasse les frontières ivoiriennes et touche un public large, des adolescents aux moins jeunes.
Au-delà du simple succès commercial, « Togognini » a un impact sociétal et symbolique important. Bella Nika, qui revient après des épreuves personnelles, est une source d’inspiration pour de nombreux Ivoiriens.