Musique/ Ya Kouakou Ezéchiel, alias « Ezéchiel Guitare », « voici pourquoi j’ai aimé jouer de la guitare »

Par Yann Dominique N’guessan/afriquematin.net

Actuellement figure familière des scènes ivoiriennes et de la musique instrumentale, Ya Kouakou Ezéchiel, connu sous le pseudonyme d’ »Ezéchiel Guitare », revient sur son parcours de guitariste chevronné, une passion qui l’anime depuis des décennies. Rencontré à l’occasion d’une sortie à « Amoa City » à N’douci le samedi 24 octobre 2026, l’artiste dévoile les raisons profondes de son amour pour cet instrument, qui a façonné sa vie et sa carrière.

A travers ses prestations, Ya Kouakou Ezéchiel, alias « Ezéchiel Guitare » valorise les rythmes et les mélodies en reprenant des titres des chansons en instrumental.

Originaire de la ville de Ouéllé, dans le Iffou, Ezékiel est né dans un environnement où il a très tôt été attiré par les sonorités de la guitare. « J’ai aimé jouer de la guitare parce que cet instrument me parlait avant même que je sache en jouer », confie-t-il.  Pour lui, la guitare n’est pas un simple instrument de musique, c’est un moyen d’expression, un langage qui lui permet de transmettre des émotions. « A mes débuts, je jouais comme requin dans certains orchestres où j’accompagnais des artistes », fait-il savoir.

« Ezéchiel Guitare » s’est fait connaître par sa capacité à marier les sonorités traditionnelles baoulé aux techniques modernes de la guitare. Cette approche singulière lui a valu une place particulière dans le paysage musical ivoirien. « J’ai aimé jouer de la guitare parce qu’elle me permet de faire dialoguer le passé et le présent », explique-t-il. En reprenant des titres des chansons en instrumental, à travers ses prestations, il valorise les rythmes et les mélodies, tout en les enrichissant d’harmonies contemporaines. Cette fusion fait de lui un artiste à part, capable de séduire aussi bien les amateurs de musique.

 Pour lui, la virtuosité technique ne saurait suffire, car ce qui compte avant tout, c’est l’émotion que l’on parvient à transmettre à travers les cordes. « Une belle guitare, ce n’est pas celle qui joue le plus de notes, c’est celle qui fait vibrer le cœur », affirme-t-il. Au-delà de sa carrière personnelle, l’artiste s’illustre par sa volonté de transmettre son savoir-faire aux jeunes générations. « J’ai aimé jouer de la guitare parce que cela m’a permis de rencontrer des gens, de partager de très bons moments avec mes multiples voyages », souligne-t-il. Pour lui, la musique est avant tout un lien social, un vecteur de rapprochement et de solidarité.

 Des décennies après ses débuts, il continue de jouer avec la même ferveur. Sa passion pour la guitare reste intacte, et il ne cesse d’explorer de nouvelles possibilités, de nouvelles sonorités, toujours dans le respect de ses racines. Son parcours illustre la force d’une vocation assumée et la richesse  d’un héritage culturel vivant. A travers donc sa guitare, ce génie qui ravive les mémoires musicales de l’Afrique rappelle que la musique demeure un puissant instrument de transmission et de rassemblement.