Par Yann Dominique N’guessan/afriquematin.net avec sercom
Les 16 et 17 février 2026, la Direction Générale des Impôts (DGI) a organisé son séminaire bilan annuel 2025 et de définition des objectifs pour 2026 dans un établissement hôtelier à Yamoussoukro.
Placé sous le thème central « La mise en œuvre de la stratégie nationale de mobilisation des recettes à moyen terme par la Direction Générale des Impôts », la rencontre a rassemblé les principaux acteurs de l’administration fiscale, des experts en finances publiques et des partenaires institutionnels. Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly qui présidait cette rencontre était représenté par son Directeur de cabinet adjoint, Vassonggo Bamba,
S’inscrivant dans un contexte où la mobilisation des recettes fiscales constitue un enjeu crucial pour le financement des politiques publiques et le développement économique du pays, la DGI, en tant que pilier de la collecte des ressources de l’État, a pour mission de renforcer l’efficacité de ses stratégies afin d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre de la stratégie nationale de mobilisation des recettes à moyen terme.
Au nom du Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, le Directeur de cabinet adjoint, Vassonggo Bamba, a rappelé aux participants que l’année 205 a été marquée par un environnement économique international relativement stable. « Sur le plan national, la solidité de notre économie s’est consolidée avec la mise en œuvre d’importantes mesures d’administration fiscale », indiquant par ailleurs que « les recettes mobilisées par la DGI au titre de l’année 2025 se chiffrent à 4.897,3 milliards de Fcfa, pour un objectif de 5.025,0 Milliards de Fcfa soit un taux de réalisation de 97, 5% et un écart négatif de 127, 7 milliards de Fcfa » leur a-t-il notifié.
Aussi, malgré ce gap, le ministre a félicité l’administration pour les efforts déployés, tout en encourageant tous les acteurs de cette administration fiscale à doubler d’ardeur afin de relever le niveau de performance. Ajoutant par ailleurs la nécessité de la DGI de collaborer en parfaite synergie avec les autres administrations financières, à jouer pleinement le rôle qui est le sien. « C’est à ce prix que l’objectif fixé à 5.988,1 milliards de Fcfa un titre du budget 2026 pourra être atteint », a-t-il invité.
Faut-il aussi rappeler qu’au titre des réalisations, la DGI a recouvré 1.136,9 milliards au 4ème trimestre 2025 pour un objectif de 1.121,3 milliards, soit un écart positif de 15,6 milliards et un taux de réalisation de 101,4%. Ces recettes sont en hausse de 56,3 milliards (+5,2%) par rapport au 4ème trimestre 2024.
A l’échelle de l’année 2025, les recettes se chiffrent à 4.897,3 milliards, pour un objectif de 5.025,0 milliards, soit 97,5% de taux de réalisation qui sont toutefois en hausse de 647,7 milliards, soit une progression de 15,2% par rapport à 2024. A l’exclusion des revenus du pétrole-gaz, les résultats de la DGI sont en hausse de 775,5 milliards ; soit une progression de 19,5% par rapport à ceux de 2024.
En termes de perspectives, les objectifs de recettes de la Direction générale des Impôts au titre de l’année 2026 sont fixés à 5.988,1 milliards, en hausse de 1.090,8 milliards par rapport aux recettes de 2025 (+22,3% de progression). Cette progression s’établit à 26 %, hormis les revenus de pétrole-gaz.
Au titre du premier trimestre 2026, les objectifs s’élèvent à 1 332,6 milliards et sont en hausse de 20,3% par rapport aux réalisations de la même période de 2025, pour réaliser les objectifs de recettes au titre de l’année 2026, la DGI entend mettre en œuvre efficacement l’ensemble des mesures d’administration et de politique fiscales, poursuivre les actions de sensibilisation des contribuables et renforcer la promotion du civisme fiscal.
Dans ce cadre, l’Administration fiscale mettra rapidement en œuvre toutes les dispositions pertinentes de l’annexe fiscale 2026. Un accent particulier sera mis sur le renouvellement des déclarations par les contribuables relevant des régimes forfaitaires (Régime des Microentreprises (RME) et Régime de l’entreprenant (RE)), les émissions d’impôt foncier à partir de la valeur marchande dès janvier 2026 et le recouvrement des arriérés d’impôts.
Elle s’appuiera également sur la qualité et la diversité de ses ressources humaines, tout en renforçant leur encadrement à travers l’implémentation du contrôle interne en vue d’améliorer significativement l’éthique et la déontologie et partant, la gouvernance de la DGI.

