Par Iris Fabiola Yaëlle/afriquematin.net
Le système éducatif ivoirien connait depuis 2023, une transition significative avec le passage de flambeau entre la ministre Mariétou Koné et son successeur N’guessan Koffi.
Intervenue dans le contexte du gouvernement Beugré Mambé, cette transition s’inscrit dans la continuité des réformes engagées depuis plusieurs années, de 2021à 2023, plusieurs réalisations majeures ont été faites, notamment la mise en œuvre de l’école obligatoire de 6 à 16 ans, l’amélioration de la gouvernance scolaire et le renforcement des capacités des acteurs. S’ajoutent à celles-ci la construction et la réhabilitation de milliers de salles de classes, l’équipement en matériel informatique et pédagogique.
En tant que ministre de l’Éducation nationale d’alors, Mariétou Koné a mis en œuvre plusieurs réformes visant à améliorer la qualité de l’enseignement et à rendre l’éducation plus accessible à tous les enfants ivoiriens. Elle a notamment travaillé sur la modernisation des infrastructures scolaires, la formation des enseignants et la promotion de l’éducation inclusive.
Son successeur, N’guessan Koffi, doit poursuivre cette dynamique tout en apportant sa propre vision, où il mettra l’accent sur l’innovation pédagogique. Son objectif, nous en sommes certains, est de préparer les élèves ivoiriens à un monde en constante évolution.
De Mariétou Koné au nouveau responsable de notre système éducatif, N’guessan Koffi, la conception pour l’école ivoirienne doit se reposer sur une amélioration continue de la qualité de l’éducation, sur l’accessibilité accrue et sur l’adaptation aux défis du 21ème siècle. Celui-là même qui a partagé le rêve du gouvernement en matière d’enseignement technique, de formation professionnelle et d’apprentissage. Une vision qui est de repenser et revaloriser ce secteur pour soutenir le développement socio-économique et contribuer à l’émergence rapide de la Côte d’Ivoire.
La transition entre ces deux personnalités symbolise l’évolution de l’école ivoirienne, qui, après avoir avantagé l’accès quantitatif, s’oriente vers une recherche d’efficacité et de qualité. La vision qui se dessine doit combiner continuité dans les réformes structurelles.
Le succès de cette transition dépendra de la capacité à maintenir une vision à long terme tout en répondant aux urgences du quotidien, à concilier ambitions nationales et réalités locales, à mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’un projet éducatif partagé pour une Côte d’Ivoire émergente.
Et la véritable mesure du succès sera l’amélioration tangible des compétences des jeunes ivoiriens et leur capacité à contribuer au développement économique, social et culturel du pays.

