Par Yann Dominique N’guessan/afriquematin.net avec sercom
Ce vendredi 11 septembre, a eu lieu dans les locaux du Conseil Coton-Anacarde et Karité (CCA) à Abidjan la signature d’une convention portant sur la construction de la plus grande usine mondiale de production de Cardanol . Ce projet ambitieux, porté par un partenariat entre l’État ivoirien et un consortium d’investisseurs internationaux, devrait positionner le pays comme un hub mondial de la chimie verte.
Illustrée par le projet porté par l’indien Essar Biofuels (India) Limited, l’ambition prévoit un investissement de plus de soixante-dix (70) millions de dollars et plus de quarante-cinq milliards de Fcfa dans la valorisation industrielle des coques de noix de cajou. Cette nouvelle étape a été franchie avec la signature, dans les locaux du Conseil Coton, Anacarde et Karité (CCAK), d’un mémorandum d’entente entre le CCAK, le CEPICI et Essar Biofuels. L’accord vise à créer un cadre de collaboration pour accompagner la concrétisation du projet et son intégration dans l’écosystème ivoirien. Il s’agit de transformer les coques de noix de cajou, mais aussi le CNSL en Cardanol, un produit très demandé sur le marché international, avec à la clé davantage de valeur ajoutée locale, d’emplois et de débouchés industriels, tout en accumulant des crédits carbone.
Dans le cadre du partenariat avec Essar Biofuels, un groupe de travail sera mis en place pour exécuter un plan d’action et assurer le suivi du projet dont le CEPICI facilitera les démarches administratives et juridiques, pour accompagner la création de l’entité ivoirienne, orienter l’investisseur vers les dispositifs d’incitation du Code des investissements et favoriser les mises en relations avec les acteurs locaux. Quant au CCAK, il apportera, pour sa part, son expertise sur l’accès à la matière première, la valorisation des coques et les relations avec les différents acteurs de la filière. À travers donc ce projet, le CEPICI entend ainsi privilégier une logique de captation de valeur, afin que les capitaux mobilisés contribuent davantage à la production locale et au développement de nouvelles chaînes industrielles.
Faut-il rappeler que ce projet constitue un cas concret d’une nouvelle équation d’investissement. Celui de transformer un résidu agricole en ressource industrielle et une intention d’investissement en activité économique durable. Ainsi la Côte d’Ivoire franchit donc une nouvelle étape décisive dans la transformation locale de ses produits agricoles.

