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Nigeria/L’état de santé du président Buhari, est-il rassurant ?

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Trois mois et demi de spéculations, d’inquiétudes et de rumeurs n’auront pas poussé le président du peuple nigérian à révéler la moindre indication sur son état de santé durant son apparition sur les écrans d’une chaine de télévision  publique du pays ce lundi 21 août au matin. De retour à Abuja samedi. Ainsi pour des raisons de santé après plus d’une centaine de jours passés à Londres, Muhammadu Buhari, s’est contenté dans une courte adresse à la nation de remercier « Dieu et tous les Nigérians pour leurs prières ».

Comme pour rappeler son autorité, le chef de l’État a poursuivi son discours, presque sans transition, en dénonçant les différents propos communautaires mettant en cause l’intégrité de la nation.

Le propos fait directement référence aux revendications sécessionnistes de certains leaders du Biafra (Sud-Est), notamment Nnamdi Kanu, chef du mouvement des Peuples indigènes du Biafra (IPOB), mais également aux appels extrémistes d’un groupe de jeunes musulmans du Nord qui réclamaient le départ de leurs terres de chrétiens Igbo originaires du Sud. Le président Buhari a également rappelé son intention d’en finir définitivement avec la secte djihadiste Boko Haram et les conflits ethniques qui minent l’unité du pays.

Aucune référence à sa santé

Une seule question n’a pas obtenu de réponse : le leader convalescent est-il réellement en mesure de reprendre les rênes du pays ? Car, malgré un discours emprunt d’autorité, le chef nigérian n’a fait aucune référence sur sa santé et les Nigérians ignorent toujours le mal qui le ronge. Son allocution de six minutes n’a pas été diffusée en direct, certaines scènes étant visiblement coupées au montage. De quoi renforcer les doutes sur ses capacités actuelles.

Pas un mot non plus sur la répartition des rôles entre lui et son vice-président Yemi Osinbajo, qui assurait l’intérim en l’absence du numéro 1 nigérian. En mars, Buhari avait déjà fait son retour au Nigeria après un séjour médical londonien de deux mois. Mais il n’était à l’époque pas en mesure d’assister à tous les Conseils des ministres, et ce jusqu’à son dernier départ pour Londres au mois de mai.

Source : J.A

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