Indénié-Djuablin- Campagne intermédiaire du cacao/ Les trafiquants ne se sont pas encore signalés

Par Haidmond Konan/afriquematin.net

La campagne intermédiaire ou encore petite campagne du cacao a démarré dans la région de l’Indénié-Djuablin, à l’instar des autres régions productrices depuis le dimanche 1er avril dernier. Comme promis par ceux qui savent lire les signes de la nature, non seulement elle a été une prolongation de la principale mais elle est meilleure à la précédente. Sauf qu’elle est caractérisée par de petites fèves. Ce qui a toujours  expliqué l’omniprésence des trafiquants ghanéens dans la région, étant donné qu’ils n’exigeaient aucune norme exportable avant d’acheter, contrairement aux exportateurs d’Abidjan. Cependant à la surprise générale, tous sont unanimes que le cacao de la région de l’Est n’a pas encore traversé la frontière et que qu’aucun signe ne présage qu’elle recevra ces visiteurs devenus ordinaires. Mais qu’est ce qui serait à l’origine de ce silence?

La campagne intermédiaire du cacao se comporte bien dans l’Indénié-Djuablin. « Il y a du produit dans la région. Le grand volume va sortir à partir du mois de mai. Et la campagne pourrait se poursuivre jusqu’en juin. Sauf que la région est toujours confrontée au problème de grainage. Les exportateurs exigent 110 sur 100 pour le cacao certifié et 120 sur 100 pour le cacao ordinaire. Mais ce serait difficile de livrer à la certification sinon ce serait une véritable catastrophe », confie un gérant de société coopérative du département d’Abengourou. Mais le responsable d’une société coopérative trouve que la pluie n’est pas venue comme on l’attendait. Qu’elle serait tombée par endroit sinon le volume du cacao dépasserait de loin celui qu’aurait la région. Avant de faire cette observation : »Le producteur n’est pas content de voir son cacao passer au tamis pour perdre un quart de son volume. Mais c’est la réalité. Mais je souhaite qu’on trouve une autre  formule pour qu’on ne tamise plus le produit mais qu’on achète l’intégralité. C’est pour ce mauvais grainage que les trafiquants ghanéens qui ne sont pas exigeants sont toujours présents chez nous .L’année dernière, ce sont eux qui avaient acheté toute la petite traite de la région. Maïs il semblerait qu’ils sont, eux-mêmes, en difficulté. La petite traite serait mal rémunérée de l’autre côté. Tout leur bénéfice pourrait être dépensée dans les frais de route»,a-t-il fait cette observation. Le manager  d’une organisation de professionnels agricoles, revient sur le problème de la pluviométrie. Pour lui, le manque de pluis serait la cause de tous ces déboires. «La campagne n’est pas mauvaise mais elle aurait été meilleure s’il avait plu depuis février jusqu’à maintenant. On pourrait faire du cacao certifié pour faire barrage aux trafiquants ghanéens. Malheureusement pour eux, il se pourrait qu’on ait les problèmes actuellement. Depuis, on n’a pas de leurs nouvelles. Nous tamisons notre cacao tranquillement et nous le livrons sur Abidjan », renchérit-il.

 

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