Le mardi 3 novembre 2026, au Lycée professionnel des métiers de la mode et du social de Port-Bouët, s’est tenue la cérémonie de signature de conventions de partenariat entre les centres pilotes du projet BEAR III et les organisations professionnelles des secteurs de la mode et de la beauté. Cette rencontre s’est déroulée en présence du ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, et de l’ambassadeur de la République de Corée en Côte d’Ivoire, Son Excellence Monsieur CHANG Soyc.
À cette occasion, le ministre Jean-Louis Moulot s’est réjoui de cette signature, qu’il considère comme une étape importante dans la mise en œuvre du projet BEAR III. « La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui revêt, à cet égard, une importance particulière. Elle consacre une étape supplémentaire dans la consolidation des relations entre les établissements de formation et les acteurs du secteur privé, à travers la signature de conventions de partenariat entre les centres pilotes du projet BEAR III et les organisations professionnelles des métiers de la mode et de la beauté », a-t-il déclaré.
Le ministre a souligné que ces accords permettront de rapprocher davantage les formations des exigences du marché du travail. « En formalisant cette collaboration entre les établissements et les organisations professionnelles, nous créons les conditions d’une meilleure adéquation entre les programmes de formation et les compétences recherchées sur le marché du travail », a-t-il ajouté.
Pour clore son intervention, Jean-Louis Moulot a insisté sur la nécessité de traduire ces engagements en résultats concrets au bénéfice des apprenants. « La signature de conventions constitue un engagement. Mais leur véritable portée se mesurera aux résultats obtenus sur le terrain. J’invite donc les établissements bénéficiaires et les organisations professionnelles partenaires à faire vivre ces engagements, à travers une collaboration régulière, des objectifs clairement définis et un suivi rigoureux des opportunités offertes aux apprenants », a-t-il exhorté.
L’UNESCO réaffirme les ambitions du projet BEAR III
Intervenant à son tour, le représentant de l’UNESCO en Côte d’Ivoire, Mame Omar Diop, a rappelé les principaux objectifs du projet BEAR III, notamment l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels (EFTP), la promotion de l’innovation pédagogique, le renforcement des compétences des formateurs et l’adéquation des formations avec les besoins du marché du travail.
« Ce partenariat s’est consolidé autour de plusieurs initiatives visant à améliorer la qualité de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels, à promouvoir l’innovation pédagogique, à renforcer les compétences des formateurs et à favoriser une meilleure adéquation entre les formations et les besoins du marché du travail », a-t-il indiqué.
Il a également souligné l’importance de ces conventions pour l’employabilité des jeunes. « Cette convention constitue une opportunité importante pour améliorer la qualité des formations dispensées et renforcer l’employabilité des jeunes que vous accompagnez chaque jour », a-t-il affirmé.
Les établissements et les organisations professionnelles engagés
Au nom des établissements pilotes du projet BEAR III, leur porte-parole, Mme Bella épouse Konan Delphine, a salué la signature de ces accords, qui ouvrent la voie à une coopération plus étroite entre les structures de formation et les acteurs économiques.
« À travers la signature de ces accords de partenariat entre nos établissements et les organisations professionnelles, nous posons les bases d’une collaboration renforcée entre le monde de la formation que nous représentons et celui de la production », a-t-elle déclaré.
De son côté, la porte-parole des organisations professionnelles, Mme Biégny Rohan Victoire, a exprimé l’engagement de ces acteurs à accompagner cette dynamique. Elle a estimé que cette signature traduit une vision commune visant à rapprocher durablement les établissements de formation et les entreprises.
« Celle de rapprocher durablement le monde de la formation professionnelle et celui de l’entreprise afin de préparer une jeunesse compétente, qualifiée et capable de répondre aux exigences de nos secteurs d’activité », a-t-elle souligné.
BEAR III, un levier pour l’employabilité des jeunes en Afrique de l’Ouest
Le projet BEAR III (Better Education for Africa’s Rise), mis en œuvre par l’UNESCO avec l’appui du gouvernement de la République de Corée, vise à renforcer l’Enseignement et la Formation Techniques et Professionnels (EFTP) dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire.
En Côte d’Ivoire, le projet s’articule autour de trois principaux résultats attendus. Il s’agit, premièrement, d’accroître la pertinence de l’EFTP au regard des besoins de l’économie et du marché du travail, notamment par une meilleure adéquation entre les programmes de formation et les compétences recherchées par les entreprises.
Deuxièmement, le projet ambitionne d’améliorer la qualité des programmes et des institutions d’EFTP à travers le renforcement des capacités pédagogiques, techniques et organisationnelles des établissements.
Enfin, BEAR III entend améliorer la perception de l’EFTP auprès des jeunes, des entreprises et de la société, en mettant en évidence son rôle dans le développement de l’employabilité et la croissance économique.
La signature de ces conventions de partenariat constitue ainsi une étape supplémentaire dans le rapprochement entre les établissements de formation et les organisations professionnelles, avec pour objectif de favoriser une formation davantage adaptée aux réalités du secteur de la mode et de la beauté et aux perspectives d’insertion professionnelle des jeunes.

