Par Ablizangoh Wakatê/afriquematin.net
L’état de dégradation des bâtiments du groupe scolaire suscite de vives préoccupations au sein de la communauté villageoise. Confrontée à des infrastructures scolaires qui se détériorent au fil des années, la population, par l’intermédiaire de sa mutuelle, lance un appel aux personnes de bonne volonté, aux cadres, aux opérateurs économiques, aux associations et aux autorités compétentes afin de contribuer à la réhabilitation de l’établissement.
Les bâtiments qui accueillent les enfants de la localité et des environs, se trouvent aujourd’hui confrontés à des conditions matérielles qui ne permettent plus d’assurer un environnement d’apprentissage à la hauteur des besoins des élèves et des enseignants. Situé dans le département de Divo, Djèkouamékro bénéficie l’onction administrative de la sous-préfecture d’Ogoudou où l’état des bâtiments de l’EPP constitue désormais une préoccupation majeure. Au fil du temps, l’usure des infrastructures a progressivement accentué leur vulnérabilité, faisant de leur réhabilitation une nécessité de plus en plus pressante en ce début d’année scolaire.
Pour la communauté, il ne s’agit plus seulement d’une question de confort, vu que la qualité des infrastructures scolaires, mais elle est directement liée aux conditions dans lesquelles les enfants apprennent et les enseignants exercent leur métier. Une école en mauvais état peut en effet affecter le bien-être des élèves, leur concentration et leur motivation, tout en compliquant les conditions de travail du personnel enseignant.
Pour de nombreuses familles, la présence de l’école primaire qui a ouvert ses portes depuis les années 1958, représente une chance pour leurs enfants d’accéder à l’éducation sans devoir parcourir de longues distances et la dégradation des bâtiments apparaît donc comme une préoccupation qui dépasse largement le seul cadre scolaire et réhabiliter l’établissement, c’est permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité dans un cadre plus sûr et plus approprié. Consciente donc de l’ampleur des travaux à réaliser et des moyens nécessaires, la mutuelle a décidé de tendre la main aux bonnes volontés.
Son appel s’adresse notamment aux fils et filles du village vivant en Côte d’Ivoire comme à l’extérieur, aux cadres originaires de la localité, aux élus et responsables administratifs, aux opérateurs économiques ainsi qu’à toutes les personnes sensibles à la cause de l’éducation. Ne dit-on pas que « Chaque contribution peut compter », tel est, en substance, le message porté par cette démarche. Qu’il s’agisse d’un appui financier, de matériaux de construction, de matériel scolaire ou d’une intervention technique, toute aide susceptible de contribuer à la rénovation de l’établissement est considérée comme précieuse.
L’État demeure naturellement un acteur essentiel dans la construction, l’entretien et la modernisation des établissements scolaires. Mais dans de nombreuses localités, les communautés, les mutuelles et les associations de développement jouent également un rôle important pour accompagner les efforts publics et la démarche de la mutuelle traduit précisément cette volonté de ne pas rester passive face à la dégradation de l’école. L’objectif n’est pas de se substituer aux pouvoirs publics, mais de susciter une dynamique permettant de réunir les bonnes volontés autour d’un objectif commun qui est d’offrir aux enfants un cadre scolaire digne et sécurisé.
Pour la mutuelle, le temps presse, plus les bâtiments se dégradent, plus les travaux nécessaires risquent de devenir importants et coûteux. La communauté espère donc que son appel sera entendu et qu’une chaîne de solidarité pourra rapidement se mettre en place autour de l’école. Les autorités compétentes, les partenaires au développement, les organisations de la société civile sont ainsi invités à s’intéresser à la situation de l’établissement.

