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Diamba/Ananvouénou interpelle les autorités lors des journées socio-culturelles et de l’Excellence

Par Iris Fabiola Yaëlle/afriquematin.net

Dans une effervescence colorée mêlant danses traditionnelles et remises de prix, la localité d’Ananvouénou a vibré au rythme de ses journées socio-culturelles et de l’Excellence. Au-delà de la célébration du patrimoine et de la distinction des meilleurs élèves, qui ont eu lieu les 13 et 14 Aout 2026, cet événement a servi de tribune pour exprimer des besoins criants en matière de développement.

 Saisissant de l’opportunité et de la présence des autorités et du représentant du patron de la cérémonie, les membres de la Mudesa ont formulé des doléances précises. Le président Michel Bembélé Kra Koffi a lancé un appel pressant, centré sur trois axes majeurs, notamment le désenclavement routier, l’amélioration de la connectivité numérique et le renforcement des infrastructures de base.

Au-delà des routes et du réseau, la mutuelle a dressé une liste de besoins, notamment de l’eau courante pour améliorer le cadre de vie des populations.

Le premier point de la sollicitation a concerné l’état déplorable des voies d’accès et les populations d’Ananvouénou ont rappelé que la route est le vecteur essentiel de tout développement économique et social. Le tronçon reliant Iguéla, Pala 7kilo, Kotogoda, Dokanou, Brahé, Ouaté, Aka Yao, N’goraoua, Kouamé-Bonikro, aux grands centres économiques est devenu quasiment impraticable en saison des pluies. Les producteurs agricoles peinent à évacuer leurs récoltes, subissant des pertes considérables et l’enclavement pénalise gravement l’accès aux centres de santé et aux établissements scolaires, particulièrement pour les femmes enceintes et les élèves des zones reculées.

Ainsi, le Conseil régional a été sollicité pour l’entretien régulier des pistes rurales existantes, le bitumage ou le reprofilage des différents axes, la construction de dalots et de ponts sur les principaux cours d’eau afin de garantir la continuité de la circulation. Dans un monde de plus en plus connecté, Ananvouénou souffre d’une fracture numérique flagrante.

La deuxième doléance a porté sur la faible couverture du réseau de téléphonie mobile et l’absence quasi totale d’Internet haut débit. L’absence de réseau rend difficile l’alerte en cas d’urgence sanitaire ou sécuritaire. Il a été donc demandé au Conseil régional d’intercéder auprès des opérateurs de télécommunications pour l’installation de nouvelles antennes relais dans les zones d’ombre, la modernisation des équipements et la mise en place de points d’accès Internet communautaires. Au-delà des routes et du réseau, la mutuelle a dressé une liste complémentaire de besoins structurants pour améliorer le cadre de vie des populations.

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