Côte d’Ivoire/ Le comité national de pilotage du PIDACC/BN adopte un budget de plus de trois milliards pour l’exercice 2020

Par Séripka Djékou De Sylva/afriquematin.net

 Les membres du comité national de pilotage du Programme Intégré de Développement et d’Adaptation au Changement Climatique dans le Bassin du Niger (Pidacc/bn) se sont retrouvés le lundi 9 novembre 2019 au 13ème étage de la Tour A, au cabinet du Ministère des Eaux et Forêts. Ils ont adopté le Plan de Travail et Budget Annuels (PTBA) de l’année 2020.

C’est un budget de trois (3) milliards 465 millions, que le Colonel Kouassi Martin, Coordonnateur National du programme a présenté aux membres du comité national de pilotage. Un budget qui doit s’exécuter du 1er janvier  au 31 décembre 2020. Selon lui, l’objectif sectoriel du programme est de contribuer à l’amélioration de la résilience des écosystèmes du fleuve Niger et à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Au terme des travaux, le Plan de Travail et Budget Annuels (PTBA) de l’année 2020 a été adopté.

Quant aux objectifs spécifiques, il a indiqué qu’il s’agira de préserver les écosystèmes du bassin du Niger, notamment à travers la réduction du processus d’ensablement du fleuve Niger, l’amélioration des systèmes de production agropastoraux au bénéfice des populations, la gestion intégrée des ressources naturelles et l’augmentation de  la couverture forestière de la zone de l’ancienne boucle du cacao en Côte d’Ivoire.

Il a par ailleurs, précisé que l’exercice 2020 se présente comme une phase pilote et que le projet pourra atteindre sa vitesse de croisière pendant l’exercice 2021. Au titre des activités, il s’agit entres autres selon lui, de 70 hectares de reboisements des berges des cours d’eau à réaliser, la mise en œuvre des travaux de conservation des eaux et sols sur 275 hectares de parcelle cultivées, la réalisation de 135 hectares de reboisement, un appui pour la création de 500 hectares de parcelles agro forestières, 250 hectares de reboisement pour bois énergies.

Il a également indiqué qu’il s’agit d’appuyer l’aménagement de 50 hectares de la forêt urbaine de Yamoussoukro, capitale politique de la Cote d’Ivoire. Les activités 2020 prennent également en compte a-t-il poursuivi, la réhabilitation des retenues d’eau, la construction des débarcadères, l’aménagement des parcs de repos pour les pâturages améliorés.

Au titre des biens, il s’agira selon lui de doter 400 comités de lutte contre les feux de brousse en matériels techniques, aider les populations à acquérir un équipement pour la réalisation de 100 hectares de cultures de manioc. En somme, c’est un programme d’activités qui prend en compte les véritables préoccupations des populations.

Avant de conclure sa présentation, le Colonel Kouassi  Martin a rappelé que ce programme initié par l’Autorité du Bassin du fleuve Niger (ABN) est exécuté dans tous les neuf pays membres : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Nigeria et le Tchad. Il a par ailleurs précisé que la composante PIDACC-Côte d’Ivoire sera mise en œuvre dans deux (2) zones. La première zone du projet est située au centre du pays et comprend cinq régions administratives. Il s’agit du Bélier, Gbèkè, N’zi, Moronou et Iffou. Cette zone couvre une bonne partie de l’ancienne « boucle du cacao et s’étend sur 25 965 km². La deuxième zone, d’une superficie de 28 982 km², couvre la portion nationale du bassin du Niger, située au Nord-Ouest du pays et s’étend sur trois régions administratives : la Bagoué, le Kabadougou et le Folon».

Ce programme initié par l’Autorité du Bassin du fleuve Niger (ABN) est exécuté dans tous les neuf pays membres

Au cours des échanges qui ont suivi la présentation,  le Directeur de Cabinet du Ministre des eaux et Forêts et Président du Comité National de Pilotage Didier Gbogou, a demandé au Colonel Kouassi Martin, de transmettre aux membres du comité,  tous les documents précisant la quantité des activités à réaliser par région pour un meilleur suivi. Ils ont également attiré l’attention du coordinateur sur la participation des populations aux choix des projets.

Ainsi, à l’unanimité, ils ont tous adopté le Plan de Travail et Budget Annuels (PTBA) de l’année 2020 estimé à plus de trois milliards Fcfa, financé en partie par le groupe de la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds Stratégique pour le Climat (FSC), l’Union Européenne, le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et l’Etat.

 

 

 

 

 

 

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