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Bouaké-Canton N’dranouan/Le Synami-ci dresse le bilan de sa tournée

Par Ablizangoh Wakatê/afriquematin.net

Ce dimanche 18 octobre 2026 à Pokoukro, le Syndicat des Agriculteurs Miniers de Côte d’Ivoire (SYNAM-CI), conduit par son premier Vice-Président Amédée Djè Kouadio a présenté le bilan de sa campagne de sensibilisation contre l’orpaillage illégal dans le canton N’Dranouan., qui compte 20 villages dans la région de Gbêkê.

 Lancée pour endiguer la prolifération des sites d’orpaillage clandestins, la campagne du SYNAMI-CI s’est appuyée sur une stratégie de proximité, notamment les réunions villageoises en langues locales et rencontres avec les chefs traditionnels et les jeunes. Conduite par son premier Vice-président Amédée Djè Kouadio, la mission a sillonné les vingt (20) villages que compte le Canton afin d’expliquer les risques sanitaires, environnementaux et sécuritaires liés à l’orpaillage illégal.

Le premier Vice(président du Synami-CI Amédée Djè Kouadio a dressé un bilan positif de sa mission.

« Nous avons voulu parler le langage des populations, aller vers elles là où elles vivent, pour qu’elles comprennent que l’orpaillage illégal n’est pas une opportunité mais un piège. Au cours de notre passage dans le canton N’Dranouan, nous avons accompli une belle mission. Nous avons pu transmettre le message du SYNAMI-CI à nos parents. Ils ont compris le bien-fondé de l’appel du gouvernement, et c’est le plus important », a-t-il indiqué.

Selon le rapport présenté, plusieurs indicateurs témoignent de l’impact positif de l’initiative consécutive à une forte mobilisation communautaire avec l’engagement des populations à décourager l’installation de nouveaux orpailleurs. La campagne a également permis de rapprocher les populations des services techniques et administratifs, favorisant une meilleure coordination dans la lutte.

Le Vice-Président de cette faitière, qui représente les agriculteurs et les acteurs de l’exploitation minière artisanale, a insisté sur les conséquences directes de l’orpaillage anarchique sur les terres agricoles. La pollution des cours d’eau par le mercure, la destruction des sols et la déforestation menacent les cultures vivrières et la sécurité alimentaire des communautés rurales du canton. « On ne peut lutter efficacement si l’agriculteur lui-même ne s’approprie pas le sujet. C’est là tout le combat du SYNAMI-CI. Il est essentiel que nos agriculteurs se regroupent en coopératives et soumettent des demandes afin que l’État leur octroie des autorisations légales d’exploiter eux-mêmes leurs terres », a-t-il affirmé.

Fort de ce bilan positif, la faitière entend pérenniser sa démarche et lance un appel à la mobilisation de tous les acteurs, singulièrement les populations, les autorités, pour faire de la lutte contre l’orpaillage illégal une priorité régionale. A cet effet, elle prévoit d’étendre la campagne à d’autres localités de la région, de renforcer les partenariats avec les autorités administratives, judiciaires et les forces de l’ordre.

Faut-il également souligner qu’à l’issue de plusieurs semaines d’activités de proximité, l’organisation s’est félicité d’une « adhésion croissante des populations rurales » et d’une prise de conscience face aux dangers de l’exploitation anarchique de l’or, les collectivités visitées ont salué cette initiative, qu’elles jugent importante pour la préservation des terres et des ressources naturelles.

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