Site icon Afriquematin.net

Foncier rural-Traoré Mamadou, chef de la communauté d’origine burkinabè de Côte d’Ivoire «Il faut songer à retoucher les textes sur le code foncier rural »

Par Haidmond Kaunan/afriquematin.net

« L’Etat de Côte d’Ivoire ne joue pas franc jeu en ce qui concerne le code foncier rural. Même si les allogènes ne doivent pas bénéficier d’un titre foncier, il faut leur expliquer qu’ils ont droit à un certificat de propriété foncière. Il faut d’ailleurs songer à retoucher les textes pour une véritable paix. Mais surtout respecter les paroles des anciens. Des parcelles avaient été cédées à des occupants après des accords ou des conventions suivies des libations sur des terres. Il y en a même qui sont occupées avant l’indépendance de la Côte d’Ivoire, par des allogènes issus de la Cédéao. Lorsque les descendants des cédants ne les reconnaissent pas et exproprient les occupants ou sa progéniture sur ces parcelles mises en valeur, c’est provoquer la terre qui parle», fait prendre conscience, Traoré Mamadou, chef de la communauté d’origine burkinabè de Côte d’Ivoire. Rencontré dans son bureau situé à Adjamé, ce lundi 18 février 2019,  il  apporte des précisions de taille. « Le citoyen burkinabè ne prend jamais possession d’un territoire sans autorisation. Il ne  met jamais en valeur, une terre sans l’accord d’une autorité coutumière ou la complicité d’un représentant de l’Etat », révèle-t-il. Pour ce dignitaire de la communauté burkinabè, la réconciliation tant souhaitée « doit commencer par une assurance de toutes les parties », fait-il savoir. Traoré Mamadou suggère également que « le respect mutuel s’impose. Arrêtons un tant soit peu de penser « occidental » en vue de  privilégier le droit traditionnel qui est sacré au droit universel ».

Selon Traoré Mamadou, il y a environ cinq(5) ans, l’office ivoirien d’identification (Oni) annonçait plus trois (3) millions de ressortissants burkinabè en Côte d’Ivoire. Cependant il faut préciser qu’il est difficile  de donner actuellement un chiffre exact compte tenu de leur éloignement des délégations consulaires.

Quitter la version mobile